Rechercher du contenu

Catégorie

Critiques

574 Views
Sibyl : chaos identitaire dans l’écrin du « cinéma du milieu »

Ex-romancière, ex-alcoolique, ex-psychanalyste, Sibyl plonge dans la tourmente où se déterminera sa prochaine incarnation. Remplissant de chaos identitaire l’écrin luxueux du “cinéma du milieu”, Triet mixe la sagesse et l’audace, et gagne en maîtrise ce qu’elle perd en fraîcheur. En 2013, avec La Bataille de Solférino, Justine Triet s’était fait…

472 Views
Roubaix, une lumière : sage comme une image

C’est d’abord une pirouette de l’auteur : le film étonne, car détonne, dans la filmographie d’Arnaud Desplechin. Roubaix, une lumière, est un polar tout en retenue. Effacée derrière un nouveau genre, le pur film policier, la patte du cinéaste tant aimé ne s’y fait pas remarquer. Le récit prend place…

525 Views
Yves : le frigo intelligent de Benoît Forgeard

Jerem, jeune rappeur en panne d’inspiration, accepte de tester Yves, un frigo “intelligent”. Bien vite, Yves se rend indispensable et se met à prendre des initiatives… Benoît Forgeard signe un film enlevé, loufoque, pas totalement abouti mais très original. Sur le papier, l’argument du film de Benoît Forgeard est assez…

303 Views
Parasite : lutte des classes à domicile

Premières impressions – en attendant d’y revenir plus longuement – sur Parasite, qui voit Bong Joon-Ho (Memories of Murder) renouer avec le meilleur de son cinéma. C’est toujours une heureuse surprise que de voir un cinéaste aimé revenir (quasiment) à son meilleur niveau – il faut dire que, depuis Memories…

384 Views
Les Particules, sous l’humus de la classe moyenne

Drôle de film protéiforme, terrassant et badin, que ces Particules, qui oscille sans cesse entre mouvement fantastique et décélération naturaliste, sans trancher – épousant ainsi avec brio les errances transitoires de ces héros velléitaires, mais résolus à enfin habiter l’Espace. Les Particules, ce sont celles sous les pieds empêchés qui…

775 Views
Tlamess, in-errance

Il y a dans le dernier formidable film d’Ala Eddine Slim, Tlamess, quelque chose de l’ordre du blason poétique, d’un art du détail anatomique, qui cherche l’aporie du monde pour s’y engouffrer, quelque chose qui regarde d’en haut, mais avec une horizontalité saisissante. Il y a plusieurs sorts dans Tlamess…

329 Views
Dogs don’t wear pants, Bondage bête

Compas méprisable de cette édition de la Quinzaine des Réalisateurs pourtant aussi radicale qu’empreinte de douceâtre empathie, Dogs don’t wear pants joue à merveille le rôle de l’idiot utile de sélection, crapoteux et malin. Soit, un récit ahurissant et révulsant où un veuf se prend de passion, jusqu’à l’énervement (au…