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[Chronique 76] Bertrand Mandico, cinéaste

Aux Fiches du cinéma, comme partout, le coronavirus nous a mis au chômage technique. Alors, pour continuer autrement, nous avons voulu chroniquer ce temps de latence, en donnant la parole à différents professionnels du cinéma, pour savoir où est le cinéma quand il n’est plus dans les salles, ce qu’il fait quand il ne peut plus se faire, bref comment chacun vit individuellement cette situation inédite.

Bertrand Mandico est cinéaste. Il est notamment l’auteur de Hormona et Les Garçons sauvages.

Je dois vous avouer que cette période, avec les chamboulements ou débordements qui l’accompagnent, m’a désarçonné. 

Je me suis engouffré tête baissée dans le travail, et je crois que je suis incapable de pouvoir commenter l’instant présent ou me projeter dans un futur (proche ou lointain) avec pragmatisme et calme.

Je préfère creuser mon terrier pour essayer de trouver mes solutions et avancer en apnée.

Ne m’en voulez pas si je botte en touche, mais je ne suis pas à l’aise avec l’analyse et le commentaire du moment.

J’ai l’impression moi-même de ne peux plus rien entendre, comme si un acouphène couvrait toutes les voix.

Ce que je peux vous dire c’est que j’ai foi dans le cinéma et pour le moment j’essaye de suivre aveuglément mon instinct de création, comme une taupe dans les méandres des sous-sols.

Je vous souhaite le meilleur pour votre revue et la reprise.


Chaque illustration des articles des Chroniques du cinéma confiné est choisie et envoyée par l’intervenant lui-même.