Rechercher du contenu

[Chronique 46] Olivier Ducastel, cinéaste

Aux Fiches du cinéma, comme partout, le coronavirus nous a mis au chômage technique. Alors, pour continuer autrement, nous avons voulu chroniquer ce temps de latence, en donnant la parole à différents professionnels du cinéma, pour savoir où est le cinéma quand il n’est plus dans les salles, ce qu’il fait quand il ne peut plus se faire, bref comment chacun vit individuellement cette situation inédite.

Olivier Ducastel est cinéaste. Avec Jacques Martineau, il a notamment signé Jeanne et le Garçon formidable, Crustacés et coquillages, Nés en 68, L’Arbre et la forêt et Haut-perchés.

Sur quoi travailliez-vous quand est arrivé le confinement ?

Au moment du confinement, avec Jacques Martineau nous travaillions sur deux projets : 
À Rosa Parks, un film qui est écrit, qui est à la veille de la recherche de financement. Notre travail de casting qui est préparatoire à la suite du développement du projet a été inévitablement ralenti… 
Nous écrivions un autre film : quand les choses prennent plus de temps que prévu, c’est pas mal de faire deux choses en même temps.

Quelles implications professionnelles et économiques a ou va avoir l’épidémie pour vous ? 

Difficile à dire ! Rien de positif en tout cas. 

Des solutions se mettent-elles déjà en place pour s’adapter à ces bouleversements ?

Nous n’étions ni en préparation, ni en tournage, ni en post-production, cela n’a pas créé de grands bouleversements pour nous. Cela a transformé une période d’attente qui semble toujours trop longue en une période d’attente qui semble encore plus longue.
Du coup, nous avons profité du confinement pour redoubler d’énergie sur l’écriture de “l’autre film” . 

La réclusion forcée vous semble-t-elle favorable à l’écriture, la création, ou au contraire l’entrave-t-elle durement ?

Parallèlement, je me suis lancé dans un travail d’écriture plus littéraire, en solitaire, quelque chose qui dormait dans un tiroir depuis presque 20 ans !
Je fais aussi un gros travail de rangement et de tri sur mes archives photographiques. Ça me demande beaucoup de temps, je n’aurais jamais eu le temps de le faire sans le confinement. 


Chaque illustration des articles des Chroniques du cinéma confiné est choisie et envoyée par l’intervenant lui-même.