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[Chronique 23] Vincent Maraval, producteur et distributeur

Aux Fiches du Cinéma, comme partout, le coronavirus nous a mis au chômage technique. Alors, pour continuer autrement, nous avons voulu chroniquer ce temps de latence, en donnant la parole à différents professionnels du cinéma, pour savoir où est le cinéma quand il n’est plus dans les salles, ce qu’il fait quand il ne peut plus se faire, bref comment chacun vit individuellement cette situation inédite.

Vicent Maraval est producteur et distributeur. Il est le fondateur de la société de distribution Wild Bunch, dont il préside également les ventes internationales.

Sur quoi travailliez-vous quand est arrivé le confinement ?

Une vingtaine de projets à différents stades de production entre préparation de financement et de tournage, la préparation du festival de Cannes, les nombreuses sorties internationales de nos films.

Quelles implications professionnelles et économiques a ou va avoir l’épidémie pour vous ? 

Un retard d’activité de plusieurs mois.

Des solutions se mettent-elles déjà en place pour s’adapter à ces bouleversements ?

Oui.

Est-ce que vous travaillez pendant le confinement : à quoi et comment ?

Oui, plus que jamais, notamment à trouver des solutions pour passer le cap d’arrêt de l’activité en trésorerie, sauver le financement des projets en cours ou les remplacer, exploiter notre catalogue, travailler à une nouvelle forme de marché en ligne, etc.

Est-ce que la réclusion forcée vous paraît propice à l’écriture, à la création, ou est-elle au contraire une entrave ?

N’étant pas un créateur, je ne peux répondre à cette question ; j’imagine que c’est très différent pour chacun d’eux selon les obligations familiales, gardes d’enfants et l’espace dans lequel ils sont confinés.