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Premiers plans, un festival au carrefour de tous les cinémas, là où ça bat

Cette année encore, rendez-vous est donné à Angers pour bien commencer l’année cinéma avec un ensemble de programmations et d’évènements éclectiques pour rendre compte de la vitalité du cinéma d’aujourd’hui et de la pérennité de celui d’hier, tous genres confondus. 

La Traversée, de Florence Miailhe (image préparatoire) © Les Films de l’Arlequin – Maur Film – Balance Film – XBO Films – ARTE France Cinéma 

Le festival reste fidèle au cinéma d’animation, qui lui rend bien la pareille puisqu’en regard d’une programmation de films pour les tout petits – At’Choum – de plans animés européens en compétition, de films des animateurs irlandais Nora Twamey et Tomm Moore et d’un focus sur les films de Claude Barras en sa présence,  NEF Animation, les éditions Warm et la cinémathèque québécoise ont choisi Angers pour donner une conférence de presse pour le lancement de la toute première revue critique dédiée au film d’animation, Blink Blank (dont on se demande comment elle a pu ne pas déjà exister!!). Une table ronde abordera par ailleurs la question posée en exergue de ce premier numéro de la revue : « Le cinéma d’animation à l’âge adulte ? »

La création numérique s’installe elle aussi dans une programmation ancrée dans son temps et pour la cinquième année cette année, intitulée l’Air numérique, avec la projection en continu d’œuvres numériques à la Collégiale Saint-Martin. 

Des Hommes, d’Alice Odiot et Jean-Robert Viallet, 2019. En compétition. 

Les compétitions donneront du bon grain à moudre – qu’on espère débarrassé de l’ivraie par les programmateurs – à tous les curieux d’un cinéma fait au présent, court, long, hors format. 

Le Guépard, de Luchino Visconti, 1962. Cf. Sicilia

Hommages et rétrospectives compliquent chaque année d’avantage la tâche des festivaliers qui doivent confectionner un programme impossible tant l’offre est alléchante tous azimuts ! Sicilia, Profession Reporter, Raymond Depardon et Béla Tarr, principalement, constituent cette fois encore une mine aux trésors où aller puiser dans les grands classiques, les films de genre, les documentaires ou le cinéma métaphysique. Entre autres couleurs… 

Satántango, de Béla Tarr, 1994

C’est à partir d’aujourd’hui que nous sommes tous invités à entrer dans une lévitation cinéphilique de 10 jours, et c’est à Angers !