Rechercher du contenu

Sorties du 23 octobre 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2175 des Fiches du Cinéma

Sorry We Missed You

de Ken Loach


Un père de famille devient livreur à son compte, espérant effacer rapidement les dettes de sa famille. Après l’absurdité du Pôle Emploi britannique, Loach fulmine face aux excès du libéralisme des « start-up nations », livrant en filigrane un émouvant portrait de famille.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Abominable 

de Jill Culton


C’est parti pour la farandole des dessins animés de l’automne : DreamWorks ouvre la saison avec ce récit gentillet sur la rencontre entre trois enfants et un jeune yéti. Voilà qui devrait stimuler l’imagination des petits, mais manquer d’attrait pour les parents.


​L’Âcre parfum des immortelles 

de Kiyoshi Kurosawa


Retour, tout à la fois, sur une vie de cinéma et de militantisme, et sur le souvenir d’une femme aimée et disparue à l’âge de 25 ans : Jean-Pierre Thorn opère la jonction entre les luttes et les temporalités dans ce documentaire modeste et émouvant.


​Au bout du monde 

de Kiyoshi Kurosawa


Ce résidu magmatique des expérimentations burlesques et fantastiques de son auteur, sous ses contours de mélodrame du déracinement, renouvelle et dépoussière, par son économie d’effets et ses légères trouées anxieuses, un cinéma qui se risquait à l’anémie.


​Braquer Poitiers

de Claude Schmitz


Des braqueurs amateurs sont hébergés et encouragés par leur victime. Tout en diffusant un charme certain, cette proposition loufoque laisse transparaître un dispositif de cinéma se voulant parfois plus malin et subversif qu’il ne l’est en réalité.


Les Charbons ardents 

de Hélène Milano


Âgés de 16 à 19 ans et scolarisés dans un lycée professionnel, de jeunes garçons des banlieues des Ardennes se racontent face à la caméra d’Hélène Milano. Leurs peurs, leurs espoirs, leur regard sur la vie et la banlieue : ils se livrent comme jamais.


5 est le numéro parfait 

de Igort


Pour venger son fils froidement assassiné, un vétéran de la Camorra reprend du service. Débute alors une spirale de violence et de trahisons… Adaptant son propre roman graphique, Igort signe un film noir crépusculaire à l’esthétique léchée et au charme suranné.


Hors norme 

de Éric Toledano et Olivier Nakache


Le quotidien de deux éducateurs s’occupant d’autistes que les institutions hospitalières refusent de prendre en charge. Dialogues ciselés, acteurs impeccables, bon esprit, la formule Toledano-Nakache marche toujours, malgré une conclusion sirupeuse et maladroite.


​Serendipity

de Prune Nourry


En amazone de l’art contemporain, Prune Nourry mène de front son combat contre le cancer du sein et son travail de sculptrice qui l’aide à se réapproprier son corps et sa féminité. Ce documentaire personnel et réjouissant est une belle réflexion sur les vertus de l’art.


​Terminator : Dark Fate 

de Tim Miller


Sixième volet de la franchise, Dark Fate opère l’effacement pur et simple des trois opus précédents. Ce que le film gagne en fidélité à l’esprit initié par James Cameron – ici producteur et coscénariste -, il le perd en ludisme, en invention et en charge théorique.