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Sorties du 4 septembre 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2168 des Fiches du Cinéma

​Fête de famille

de Cédric Kahn


Mêlant farce et drame, Kahn étudie comment, dans une famille, se distribuent les rôles autour de la figure du fou. Le résultat est chaotique, décousu, déroutant, troublant : on ne sait pas forcément quoi en penser mais à l’évidence il se passe quelque chose.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Fourmi 

de Julien Rappeneau


Pour pousser son père alcoolique à se reprendre en main, Théo, 13 ans, prétend avoir été recruté par un grand club de foot anglais. Ce pieux mensonge prend vite des proportions qui lui échappent. Un film convenu et souvent maladroit, malgré sa bienveillance.


​Les Hirondelles de Kaboul 

de Zabou Breitman et Eléa Gobbé-Mévellec


Adapté du roman de Yasmina Khadra, le film parvient à montrer l’insoutenable avec justesse et délicatesse, dans un hommage au courage des femmes opprimées qui se tient à distance de tout manichéisme et de tout jugement. Une réussite.


​Liberté

de Albert Serra


En marge d’une sombre forêt, des libertins en exil imaginent et mettent en scène durant toute une nuit des jeux érotiques plus transgressifs les uns que les autres. Albert Serra pousse son système à l’extrême, et le spectateur à l’extérieur.


Le Mariage de Verida 

de Michela Occhipinti


Cette dénonciation de la tradition du gavage des femmes en Mauritanie avant le mariage est d’une fadeur soporifique. Le style léché et propre de la photo n’arrange rien. Sans rythme ni lignes de force dramaturgiques, le film finit par banaliser son sujet.


River of Grass 

de Kelly Reichardt


Avec tendresse, lucidité et un sens inné du cadrage, Kelly Reichardt livre un road movie bancal comme ses personnages, et cartographie au passage une Amérique de la pauvreté et de l’ennui, trop souvent ignorée par le cinéma. Un premier film remarquable.


Viendra le feu 

de Oliver Laxe


Après deux ans de prison pour un incendie volontaire, Amador rentre dans son village, où l’accueille sa mère et le jaugent les habitants. Oliver Laxe apparie avec bonheur une Galice détrempée et une mise en scène aride.