Rechercher du contenu

Sorties du 24 juillet 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2162 des Fiches du Cinéma

Give Me Liberty

de Kirill Mikhanovsky


La folle journée de Vic, qui perd le contrôle en acceptant de transporter dans son minibus son grand-père et ses amis un peu déjantés à un enterrement. Une dépense d’énergie grandissante brillamment traduite par le montage précis, rythmé et foutraque. Revigorant.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Crawl 

de Alexandre Aja


En plein ouragan, une fille et son père deviennent les proies d’alligators qui ont investi le sous-sol de la maison familiale. Renouant avec le survival, Aja met en échec son savoir-faire et ses idées de mise en scène en leur préférant un scénario risible.


​Daniel Darc : Pieces of My Life 

de Marc Dufaut et Thierry Villeneuve


Un vieux compagnon de Daniel Darc mélange archives personnelles et entretiens, et livre le portrait complet d’un chanteur trop vite réduit à des clichés, pour un film qui devient surtout touchant dans son évocation d’un Paris et d’une jeunesse enterrés.


​L’Étincelle

de Benoît Masocco


L’Étincelle retrace le chemin tortueux parcouru par la communauté LGBT, en commençant par les émeutes qui ont eu lieu dans un bar gay new-yorkais, le Stonewall, en 1969. Si la forme est parfois partisane et simpliste, le fond, lui, est d’une grande richesse.


​Factory 

de Yury Bykov


Après L’Idiot, Yuri Bykov confirme son impressionnante maîtrise formelle et son talent de scénariste. Un film juste en tout point qui, entre drame et thriller, questionne la violente lutte des classes en Russie et cristallise un malaise social persistant.


​Ils reviennent

de Issa Lopez


La jeune ado Estrella tombe sur Shine et son gang. Aidée par ces orphelins dont aucun n’a plus de 12 ans, ainsi que par une voix mystérieuse, elle va élucider ce qui est arrivé à sa mère disparue. Un conte noir et poignant sur la situation des enfants au Mexique.


Manta Ray 

de Phuttiphong Aroonpheng


Mêlant, au sens propre comme au figuré, lumière et obscurité, cette fable onirique et politique à la réalisation brillante explore les mystères en miroir de l’altérité et de l’identité, sur un scénario souvent sibyllin mais résolument, et jusqu’au bout, envoûtant.


The Operative 

de Yuval Adler


Adapté d’un best-seller, The Operative propose une plongée au sein du quotidien d’une agent infiltrée à Téhéran avec un traitement à la force remarquable et plutôt bienvenue, en dépit, çà et là, de quelques confusions dans l’écriture.


La Source 

de Rodolphe Lauga


Film sportif d’une affligeante banalité, vu et instantanément digéré, La Source ne vaut que pour la performance, trop rare au demeurant, d’un Christophe Lambert habité par son rôle de Schwarzenegger premier prix jusqu’au vertige hilarant.


​Sun 

de Jonathan Desoindre


Pour son premier film, Jonathan Desoindre a choisi de rendre hommage au Paris populaire en suivant un groupe de livreurs-musiciens dans les rues et les rames de métro, sur le mode de la comédie légère. Un récit résolument optimiste, candide par moments.


303 

de Hans Weingartner


Empruntant le chemin balisé de la comédie romantique, 303 ne révolutionne pas le genre mais en constitue une belle variation, portée par un superbe duo d’acteurs. Mais il manque un peu de maîtrise à la réalisation pour que le film puisse réellement marquer.


Wonderland

de Keiichi Hara


Wonderland est une plongée dans un univers merveilleux qui saura ravir les petits… mais probablement pas les grands. Restent tout de même des dessins qui pourront ébahir de par leur qualité graphique. Si seulement l’écriture était d’un niveau équivalent…