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Sorties du 17 juillet 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2161 des Fiches du Cinéma

​Her Smell

de Alex Ross Perry


Sorte d’hydre à cinq têtes (une pour chaque scène du film), Her Smell tient tout entier debout par la composition d’Elizabeth Moss, mais aussi par l’attention portée par Alex Ross Perry aux évidences de son scénario – torturant l’attendu pour en extraire l’émotion durable.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Les Beaux menteurs 

de Bruno Mercier


Léon et Valentine s’aiment mais Léon pensent que les amis de sa fiancée ne l’aiment pas. Pour en avoir le cœur net, ils décident de faire semblant de se séparer. Bruno Mercier signe une comédie ni très drôle, ni très bien écrite, mais avec de bons acteurs.


​100 kilos d’étoiles 

de Marie-Sophie Chambon


Loïs, complexée par son poids et passionnée d’astronautique, s’évade d’un centre pour jeunes en difficulté avec trois camarades pour se rendre à un concours junior du CNES. Entre innovation et poncifs, un récit initiatique inégal, mais qui s’illumine parfois.


​Le Coup du siècle

de Chris Addison


La rencontre agitée de deux arnaqueuses que tout sépare. Dans ce remake de remake faussement culotté et imperceptiblement féministe, Rebel Wilson et Anne Hathaway parviennent à arracher quelques sourires. Un bien maigre butin, pour ce coup du siècle.


Folle nuit russe 

de Anja Kreis


Durant une nuit de l’an 2000, divers personnages se croisent et sont amenés à perdre le contrôle. Un premier film un peu inégal, mais qui mixe le tragique et le comique avec une séduisante vitalité, et dresse le tableau d’un pays – la Russie – alors plongé dans le chaos.


Navajo Songline 

de Lorenza Garcia et Bruno Vienne


Censée délivrer ce message des Indiens Navajo qu’on lui aurait donné mission de transmettre, Lorenza Garcia signe un documentaire d’une innocuité totale. Ou comment torpiller un projet dont la nécessité ne fait aucun doute pour personne.


L’Œuvre sans auteur 

de Florian Henckel von Donnersmarck


Dans l’Allemagne de l’Est d’après-guerre, un jeune peintre se conformant au réalisme socialiste cherche malgré tout sa voix et son style. D’une ampleur pas toujours maîtrisée, L’Œuvre sans auteur séduit plus pour son approche historique que pour sa vision de l’art.


Ombres et lumières 

de Olivier Nolin


Quatre variations autour de la passion et de la prostitution. Empreint de lyrisme et de mythologie, l’essai poétique de Nolin déstabilise davantage par son écriture tangible que par ses limites formelles. Entre tumultes et torpeurs, le résultat laisse de marbre.


​Persona non grata

de Roschdy Zem


Après Chocolat, Roschdy Zem effectue un virage avec ce film noir dans lequel un tueur issu des classes populaires parasite le quotidien des cols blancs qui l’ont engagé. Le scénario et son dénouement sont attendus, mais le récit maintient la tension jusqu’au bout.


​Roads 

de Sebastian Schipper


Fort de son précédent succès, Sebastian Schipper revient sur nos écrans avec un film plus classique mais non moins réussi, qui relate la naissance d’une amitié entre un réfugié congolais et un jeune Britannique, des plages du Maroc à la jungle de Calais.


Le Roi Lion 

de Jon Favreau


Difficile de ne pas craquer devant les petites boules de poils de Jon Favreau, qui adapte, en images de synthèse mais sur un scénario quasi-identique, l’un des plus gros succès des studios Disney. C’est sans surprise mais c’est quand même très beau.


Te Ata 

de Nathan Frankowski


S’inspirant de la véritable histoire de Mary Frances Thompson, Te Ata nous invite à découvrir la vie remarquable de cette jeune femme dans un film au classicisme assumé, qui s’inscrit dans la lignée d’œuvres relatant le parcours de grands héros américains.


Le Voyage de Marta 

de Neus Ballus


Pour son premier long métrage de fiction, Neus Ballus livre une œuvre intimiste portant sur une relation père-fille en y mêlant des élans de documentaire, où l’Afrique est révélée sous un autre jour. Malheureusement, le film pèche par son manque d’originalité.


Wild Rose 

de Tom Harper


Rose-Lynn n’a qu’un rêve : aller à Nashville pour devenir chanteuse de country. Sans pour autant prétendre à l’originalité, Tom Harper insuffle de la personnalité dans ce film relevant du drame musical, notamment grâce à l’énergie contagieuse de son héroïne.


Yuli 

de Iciar Bollain


Entre fiction, images d’archives et biopic documenté, Yuli raconte l’ascension du danseur et chorégraphe de ballet Carlos Acosta, et ce avec l’aide de l’artiste cubain lui-même. Dans l’ensemble trop peu surprenant, le film propose de beaux moments de danse.