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Sorties du 19 juin 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2157 des Fiches du Cinéma

​Nevada

de Laure de Clermont-Tonnerre


Lors d’un programme de réhabilitation, un prisonnier violent apprend à surmonter ses démons intérieurs au contact d’un mustang sauvage. De cette rencontre résulte un film d’une totale maîtrise formelle, alliant douceur et violence, réalisme et romanesque.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Anna, un jour 

de Zsófia Szilágyi


Dans son premier film, la cinéaste hongroise nous offre le portrait réaliste d’une femme dont la journée est entièrement consacrée à la famille et au travail. Un fragment authentique, tout comme la belle interprétation de la protagoniste.


​Buñuel après L’Âge d’or 

de Salvador Simó


En mettant en lumière un documentaire oublié, ce biopic d’animation sur Luis Buñuel nourrit à la fois la curiosité des cinéphiles et celle du grand public. La mise en scène parfois surréaliste illustre bien le tournant négocié par le cinéaste après son premier succès.


Child’s Play 

de Lars Klevberg


Sans pour autant renoncer à ses racines de slasher 80’s, ce nouveau Chucky embrasse l’air du temps avec roublardise, faisant de la domotique et du tout-numérique ses nouveaux terrains de jeux sanglants et comiques. Pari gagnant pour la poupée maléfique.


Le Choc du futur

de Marc Collin


Paris, fin des années 1970. Jeune musicienne, Ana découvre les potentialités des nouvelles machines électroniques. Ses visions se heurtent à une industrie machiste et peu clairvoyante. Une fiction bancale au service d’une documentation épatante.


Contre ton cœur 

de Teresa Villaverde


Alors que le Centre Pompidou lui consacre une rétrospective, la cinéaste portugaise revient avec Contre ton cœur, le récit sobre mais triste d’une famille déchirée par les problèmes d’argent et le manque de communication. Édifiant mais un peu long.


Le Daim 

de Quentin Dupieux


Hilarant et fainéant, le nouveau film de Dupieux est une sorte de possession textile dont on ne saurait tout à fait déterminer ce qui relève de la roublardise cynique ou du génie comique. Le résultat est mineur, aux qualités insaisissables et aux défauts résiduels.


Dirty God 

de Sacha Polak


Jade, une moitié du visage sévèrement brûlée, quitte l’hôpital et retrouve sa mère et sa fille. La vie reprend son cours et Jade réapprend à vivre. Sacha Polak signe un portrait de femme rageur, aux antipodes du mièvre, porté par une actrice inspirée.


​Les Frenchmen

de Olivier Goujon


Deux trentenaires imbéciles se transforment en super-héros alors qu’un projet urbain menace la sérénité de leur village. Entre film d’action et comédie familiale, Les Frenchmen est le résultat kitsch d’un défi trop ambitieux qui tombe souvent dans le vulgaire.


​Little 

de Tina Gordon Chism


Little est une énième comédie reposant sur le schéma du « body swap » qui, malgré un prologue plutôt agréable, s’enlise dans un scénario inintéressant ponctué de gags poussifs. Si les acteurs donnent tout, le spectateur, lui, sombre dans l’ennui et ne rit que trop peu.


Noureev 

de Ralph Fiennes


Déjà auteur d’un biopic de Charles Dickens à travers sa liaison avec Nelly Ternan, Ralph Fiennes consacre Noureev à l’exfiltration volontaire du danseur-étoile du régime soviétique. Il en résulte un film classique et sans surprise.


Porte sans clef 

de Pascale Bodet


Une communauté ductile papillonne chez Pascale alors que s’étend sous la fenêtre un camp de migrants. Porte sans clef rêvasse autour de questions d’importance – qu’est-ce qu’habiter, être habité ? – pour les décliner joliment entre burlesque et gravité.


Silence 

de Masahiro Shinoda


Au XVIIème siècle, deux prêtres jésuites arrivent au Japon, en pleine persécution des chrétiens… Le film de Shinoda, plus épuré et brutal que celui de Scorsese, restitue avec intensité la violence d’un dialogue impossible et l’ébranlement d’une foi.


Tolkien 

de Dome Karukovski


Ce portrait de Tolkien s’attache à reconstituer les premiers pas de l’écrivain en s’attachant particulièrement à ses échanges au sein de la TCBS, sorte de Cercle des poètes disparus dans l’Angleterre des années 1900. L’ensemble manque de panache, mais fourmille d’anecdotes.