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Sorties du 8 mai 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2151 des Fiches du Cinéma

Fugue

de Agnieszka Smoczynska


Une femme qui a changé d’identité suite à une perte de mémoire doit faire face à sa vie d’avant. En mélangeant les genres, Fugue s’envisage tout à la fois comme un récit d’émancipation féminine et une réflexion profonde sur le concept d’identité.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Astrid 

de Pernille Fischer Christensen


Comment Astrid Lindgren a-t-elle pu écrire Fifi Brindacier ? Elle qui n’est pas restée une enfant très longtemps ? Biopic aux vertus révélatrices, le film de Pernille Fischer Christensen raconte comment Astrid est devenue Astrid. Dépouillé et touchant.


​Le Chant de la forêt 

de Joao Salaviza et Renée Nader Messora


Au nord-est de l’Amazonie, un jeune Indien fuit son destin chamanique. Tour à tour documentaire ethnographique, récit initiatique et fable écologique, Le Chant de la forêt déploie un dispositif minimaliste pour mieux apparier réalisme et onirisme.


​Les Crevettes pailletées

de Cédric Le Gallo et Maxime Govare


La rencontre entre un coach homophobe et une équipe de water-polo gay. En évoquant Priscilla, folle du désert et Le Grand bain, cette comédie nous offre des moments de drôlerie mais manque d’originalité et grouille de clichés.


Drôles de cigognes ! 

de Hermína Tyrlová


Ces cinq courts métrages d’animation réalisés entre 1966 et 1982 démontrent une fois de plus l’immense talent de Hermína Tyrlová. Comme par magie, la matière prend vie sous nos yeux pour nous offrir des univers poétiques et profonds, qui raviront tous les publics.


Hellboy 

de Neil Marshall


Hellboy, c’est reparti ! Cette fois, fidèle au comic d’origine, le héros se débat dans un scénario complètement improbable, entre imagerie horrifique et kitsch et action contemporaine. Un film qui n’a pas peur du sang, à déconseiller aux plus jeunes donc.


Lourdes 

de Thierry Demaizière et Alban Teurlai


Après Rocco et Relève, Thierry Demaizière et Alban Teurlai sont partis à la découverte de Lourdes, et plus précisément de ceux qui, malgré tout, en espèrent quelque chose. Cela donne un film esthète où se télescopent l’opiniâtreté de l’espoir et le miracle improbable.


​Matar a Jesús

de Laura Mora


La Colombienne Laura Mora nous montre la réalité d’un pays frappé par la violence à travers l’histoire intense d’une fille qui a été témoin de l’assassinat de son père. Une réflexion touchante sur le sentiment de vengeance et la possibilité de pardonner.


​Les Météorites 

de Romain Laguna


Incarné avec fougue, Les Météorites dépeint la naissance d’une jeune femme. Inabouti par certains aspects mais authentique et prometteur, le film révèle la jeune Zéa Duprez, sublime actrice totalement habitée par ce premier rôle au cinéma.


Petra 

de Jaime Rosales


Jeune artiste peintre, Petra entre en résidence chez Jaume, créateur renommé – et tyrannique – qu’elle soupçonne d’être son père. Avec cette tragédie sens dessus dessous et au ludisme très théorique, le brillant Jaime Rosales (La Soledad) manque sa cible.


Pokémon : Détective Pikachu 

de Rob Letterman


Enquêtant sur la mort d’un père qu’il a peu connu, Tim doit collaborer avec un Pikachu bavard, qu’il est le seul à comprendre… Cette adaptation familiale d’un jeu vidéo se révèle soignée, divertissante et in fine attachante, malgré des facilités.


Quand nous étions sorcières 

de Nietzchka Keene


Premier film de Nietzchka Keene, décédée depuis, et première apparition de Björk à l’écran, Quand nous étions… n’était jamais sorti en France. Injustice réparée pour ce récit de sorcières (d’après les frères Grimm) à la mise en scène hiératique mais inspirée.


The Reports 

de Muayad Alayan


Une Israélienne et un Palestinien entretiennent une relation adultère qui, dans un contexte géopolitique complexe, déclenche une duperie perverse. Subtil et profond, ce film nous livre une magistrale analyse du dévoiement politique tant israélien que palestinien.


​Retour de flamme

de Juan Vera


Au départ de leur fils, deux quinquagénaires se séparent puis se retrouvent quelques années plus tard, découvrant qu’ils s’aiment encore. Sur ce fil ténu, l’Argentin Juan Vera dresse deux jolis portraits pleins de vitalité, de fantaisie et de sincérité.


​UltravoKal 

de Christophe Karabache


Romance post-apocalyptique entre un déserteur et une femme fatale, UltravoKal est le genre d’objet filmique dont on ne saurait dire s’il relève de la pure forfanterie ou d’une foi (par trop) aveuglante dans le « do it yourself » – dans tous les cas, c’est désolant.


Versus 

de François Valla


Victime d’une violente agression, un adolescent est en proie à des pulsions de plus en plus sombres. En dépit d’une mise en scène aussi soignée que poisseuse, ce premier long métrage peine à se délester d’une écriture fragile et de dialogues hasardeux.