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Sorties du 1er mai 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2150 des Fiches du Cinéma

Tremblements

de Jayro Bustamante


Grand bourgeois, marié et père de deux enfants, Pablo, 40 ans, tombe amoureux de Francisco. Mais dans le Guatemala contemporain dominé par les églises évangéliques et une perception quasi sacrée de la masculinité, il ne fait pas bon se déclarer homosexuel. Magistral.

 

Autres films à voir cette semaine

 

Alice T. 

de Radu Muntean


Le nouveau film de Radu Muntean ne déroge pas à son dogme habituel, fait de descriptions anodines, d’atermoiements quotidiens et de décharges lyriques : tout un petit univers théorique qui ici dépeint avec sensibilité et ironie le malaise adolescent.


​Amir et Mina 

de Karsten Kiilerich


Si, par certains aspects, Amir et Mina renvoie inévitablement à certaines productions américaines, Aladdin en tête, la comparaison s’arrête là. Fragile du point de vue de l’animation, pas toujours très aboutie, le film se rachète néanmoins par son humour.


​Cœurs ennemis

de James Kent


Dans l’Allemagne dévastée d’après-guerre, un officier anglais, chargé de coordonner les opérations de reconstruction, s’installe avec sa femme chez un Allemand. Une histoire d’amour sans originalité qui plaira surtout aux amateurs de mélodrames en costumes.


Coming Out 

de Denis Parrot


À travers un montage de vidéos postées sur le web par des jeunes du monde entier qui décident de faire leur coming out via internet, Denis Parrot s’immisce au plus près de ce moment de basculement intime et social. Matière à réflexion pour tous les parents…


Dieu existe, son nom est Petrunya 

de Teona Strugar Mitevska


Présenté en compétition à Berlin, tiré d’une histoire vraie, ce film venu de Macédoine du nord raconte avec intelligence le combat d’une jeune femme confrontée aux relents traditionalistes et misogynes d’une société patriarcale.


Duelles 

de Olivier Masset-Depasse


Olivier Masset-Depasse ne déroge pas à son genre de prédilection avec ce thriller psychologique qui explore les troubles sentiments de deux mères de famille qui ont connu le pire. Entre Desperate Housewives et Hitchcock, Duelles réussit à trouver son propre ton.


​Female Pleasure

de Barbara Miller


À travers les témoignages croisés de cinq femmes en lutte contre les doctrines patriarcales qui continuent de régir nos sociétés, ce documentaire aborde le sujet primordial de la sexualité féminine, mais reste trop en surface dans son traitement.


​Gloria Bell 

de Sebastian Lelio


Gloria, célibataire quinquagénaire, rencontre un homme, gère ses rapports à ses grands enfants, s’inquiète pour son avenir. Bref, elle vit avec son âge. Un auto-remake que la transposition aux États-Unis ne dénature pas, mais sans surprises par rapport à l’original.


​Her Job

de Nikos Labôt


Mère et épouse dévouée aux siens, Panayiota est embauchée comme femme de ménage dans un centre commercial d’Athènes. Elle y découvre la solidarité et mieux encore : l’estime d’elle-même. Un hommage aux gens modestes et laborieux d’une réconfortante humanité.


​Jessica Forever 

de Jonathan Vinel et Caroline Poggi


En filmant une bande d’outsiders dépassionnés, le duo Poggi-Vinel façonne un premier long qui tourne avidement autour de la déréliction adolescente sans jamais y pénétrer – ni violemment, ni tendrement. Le résultat est aussi charmant qu’assez rebattu.


Lettre à Inger 

de María Lucía Castrillón


Hommage tendre et vivifiant à Inger Servolin, première productrice de documentaires en France, notamment de Chris Marker, via la coopérative Slon qu’elle fonda… et à l’esprit bouillonnant des 60’s et 70’s, quand cinéma et politique se tutoyaient.


Nous finirons ensemble 

de Guillaume Canet


Presque dix ans après Les Petits mouchoirs et ses 5,4 millions d’entrées, Guillaume Canet et sa bande de potes remettent le couvert avec Nous finirons ensemble. Une conclusion légère et amusante, qui nous fait tomber amoureux de son casting, une seconde fois.


68, mon père et les clous 

de Samuel Bigiaou


À la fermeture du magasin de son père, Samuel Bigiaou s’interroge sur les raisons qui ont poussé cet ancien révolutionnaire à choisir le commerce. Un documentaire pudique qui sort de l’entre-soi en abordant la question universelle de la construction d’une vie.