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Sorties des 15 & 22 mai 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2152-53 des Fiches du Cinéma

 ​Sibyl

de Justine Triet


Ex-romancière, ex-alcoolique, ex-psychanalyste, Sibyl plonge dans la tourmente où se détermine sa prochaine incarnation. Remplissant de chaos identitaire l’écrin luxueux du « cinéma du milieu », Triet mixe la sagesse et l’audace, et gagne en maîtrise ce qu’elle perd en fraîcheur.

 

Autres films à voir cette semaine

Les Chinois et moi 

de Renaud Cohen


Savoureuse chronique, aussi amusante qu’instructive, du tournage d’une série chinoise à Marseille contée par Renaud Cohen, son producteur exécutif français, le film recense les nombreuses embûches liées à un projet audiovisuel international.


​Hard Paint 

de Marcio Reolon et Filipe Matzembacher


À Porto Alegre, un jeune homme reclus trouve refuge dans l’exhibition virtuelle. À l’image de son héros indécis et hermétique, ce film d’errance mélancolique met à mal sa sensibilité en lui préférant des facilités stylistiques et une retenue discursive.


​Just Charlie

de Rebekah Fortune


Charlie vit dans une petite ville anglaise. Avec son père, ils partagent le même amour du football. mais depuis quelque temps, l’adolescent se sent différent et ne supporte plus son corps de garçon. Un film touchant, qui évite de verser dans le pathos.


Meurs, monstre, meurs 

de Natasha Merkulova et Aleksey Chupov


À mi-chemin entre le film de monstre allégorique et le thriller labyrinthique, cet objet filmique déjoue les attentes du spectateur tout en prenant soin de tordre le cou aux codes du genre. Le résultat, âpre et poisseux, fascine autant qu’il désarme.


Passion 

de Ryûsuke Hamaguchi


On trouve déjà dans ce film de Hamaguchi toute la singularité, ainsi que les influences cinéphiliques, qui le caractérisent. Grâce à sa maîtrise du plan-séquence et des dialogues au long cours, Passion nous entraîne vers une issue inattendue.


Permanent Green Light 

de Dennis Cooper et Zac Farley


Le jeune Roman a un projet : se faire exploser. Sans faire de victimes. Juste se désintégrer. Résolument opaque, le film de Cooper et Farley lorgne vers le conceptuel pour n’atteindre finalement que l’ennui. Faussement romantique, vraiment barbant.


​Séduis-moi si tu peux !

de Jonathan Levine


Malgré un rythme inégal, Séduis-moi si tu peux ! forme un mélange savoureux entre comédie pure et comédie romantique, porté par un duo irrésistible et servi par un sous-texte inattendu qui, en interrogeant l’image et le rapport entre les sexes, modernise le genre.


​Tous les dieux du ciel 

de Quarxx


Pour un premier long métrage, Tous les dieux du ciel est d’une étonnante singularité, mélange de tonalités éclectiques, du drame social au film fantastique. Un film frappant visuellement, mais qui prend hélas peu le temps de creuser ses personnages.


​​John Wick Parabellum 

de Chad Stahelski


John Wick a été excommunié : sa tête mise à prix, il est traqué de toute part. Comment va-t-il survivre ? À mi-chemin entre l’action débridée du premier volet et la sophistication du deuxième, ce troisième volet confirme que la franchise est partie pour durer.


Stubby 

de Richard Lanni


Ce film familial sympathique a le grand mérite de rendre visible, sans angélisme ni violence, les horreurs subies par les soldats sur le front pendant la Première Guerre mondiale. Un joli témoignage, inspiré de l’histoire vraie d’un chien héroïque de l’armée américaine.


Une part d’ombre 

de Samuel Tilman


Intrigue digne d’un polar de gare, cachet formel livide et réalisation en pilotage automatique : Samuel Tilman plonge tête baissée dans toutes les facilités possibles avec Une part d’ombre, un premier long métrage glacial qui, pourtant, parvient à sentir le réchauffé.


La Voix du pardon 

de Andrew & Joe Erwin


À partir d’I Can Only Imagine, la chanson qui fit connaître le groupe de rock chrétien MercyMe, les frères Erwin retracent la vie du chanteur Bart Millard jusqu’à sa réconciliation avec son père et sa consécration musicale, dans un biopic mièvre et convenu.