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Sorties du 24 avril 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2149 des Fiches du Cinéma

90’s

de Jonah Hill


Molesté par son frère violent, délaissé par sa mère, Stevie trouve une nouvelle famille lorsqu’il rencontre un groupe de skateurs. Un premier film sensible sur le passage à l’âge adulte, qui trouve sa justesse dans l’observation méticuleuse de moments de vie.

 

Autres films à voir cette semaine

 

L’Adieu à la nuit 

de André Téchiné


Téchiné retrouve Deneuve et Mottet Klein autour d’une histoire mêlant fracture générationnelle et radicalisation religieuse. De ce pari risqué résulte un film, certes appliqué, mais dont l’ampleur et l’émotion sont contrariées par un manque de souffle.


​Aujourd’hui, rien 

de Christophe Pellet


À travers les journaux littéraires de Pavese et de Lagarce, Christophe Pellet compose un journal intime, littéraire autant que cinématographique, dont le narcissisme et la portée communautaire peuvent être simultanément la force et le talon d’Achille.


​Avengers : Endgame

de Joe & Anthony Russo


Les Avengers, décimés, veulent retrouver Thanos et les pierres d’infinité. Avengers : Endgame n’est pas l’apothéose attendue (ou requise) du MCU, pèche par son fan service excessif et les approximations de son scénario, mais offre, fait rare, de jolis moments d’émotion.


Debout 

de Stéphane Haskell


Stéphane Haskell nous livre un documentaire sur sa renaissance physique et spirituelle grâce à la découverte du yoga. Ce film qui se voulait personnel se perd dans un prêche et un catalogage des bonnes pratiques du yoga dans le monde.


​Disperata

de Edoardo Winspeare


Personnage mélancolique, le maire d’un petit village endormi des Pouilles lutte contre une partie de ses habitants qui veulent bétonner le front de mer. Sa rencontre avec deux frères va bouleverser et animer sa vie et celle de tout le village.


Je vois rouge 

de Bojina Panayotova


En France depuis l’âge de 8 ans, la documentariste Bojina Panayotova interroge ses parents sur leurs liens avec la Police secrète sous la Bulgarie communiste. D’interviews en archives, une œuvre abrasive et néanmoins tendre sur le poids des secrets de famille.


Mais vous êtes fous 

de Audrey Diwan


Histoire d’amour et d’addictions somme toute classique, ce premier film fait lever quelque mouvement intéressant sous son canevas attendu, mais s’abîme par trop de soin porté à éviter le poncif, jusqu’à devenir impersonnel et désincarné, pétrifié par son propre esprit de sérieux.


La Miséricorde de la jungle 

de Joël Karekezi


Le deuxième film du cinéaste rwandais Joël Karezeki est un manifeste puissant contre la guerre. Si les dialogues sont souvent attendus, le scénario et la mise en scène sont l’œuvre d’un réalisateur intelligent. Une bien belle découverte.


​Monrovia, Indiana

de Frederick Wiseman


Avec Monrovia, Indiana, Wiseman ouvre un nouveau chapitre à la partie de son œuvre qui consiste à filmer le mode des vie des Américains d’aujourd’hui, en se concentrant cette fois sur le monde rural. Chapitre dont il résulte un certain sentiment de malaise.


​Ne coupez pas ! 

de Shin’ichirö Ueda


Une équipe tente de réaliser un film de zombies à petit budget dans une usine désaffectée. L’ambiance est tendue, le réalisateur colérique… Mais l’atmosphère change lorsque de vrais morts-vivants débarquent sur le tournage. Une comédie horrifique sympathique.


Un tramway à Jérusalem 

de Amos Gitai


Dans le tramway qui sillonne Jérusalem, des voyageurs se rencontrent. Puissant dans son dispositif (succession d’instantanés de la société israélienne), ce travail, qui n’est pas sans rappeler le Taxi Téhéran de Jafar Panahi, pèche un peu par manque de subtilité.


Victor & Célia 

de Pierre Jolivet


Deux trentenaires tentent l’aventure de l’endettement jusqu’au cou pour ouvrir un salon de coiffure bien à eux. Entre comédie romantique et sociale, Pierre Jolivet fait mouche grâce à une écriture enlevée, et à Alice Belaïdi et Arthur Dupont, qui décoiffent.