Rechercher du contenu

Sorties du 6 mars 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2142 des Fiches du Cinéma

Les Etendues imaginaires

de Siew Hua Yeo


Un policier recherche un ouvrier disparu dans un chantier d’extension de Singapour. Il y rencontre des chimères et des questions sans réponse. Un film fascinant par ses paysages étonnants, par sa réalisation inspirée, et par ses questionnements pertinents.

 

 

Autres films à voir cette semaine

 

 

A Kind of Magic 

de Neasa Ni Chianain et David Rane


En Irlande, l’école de Headford, dernier internat primaire du pays, repose sur une pédagogie alternative. Parmi les enseignants, John et Amanda Leyden, un couple au seuil de la retraite. Un documentaire émouvant et – c’est le cas de le dire – instructif.


​A Thousand Girls Like Me 

de Sahra Mani


Victime d’inceste paternel, une jeune Afghane décide de porter l’affaire devant les tribunaux. Le film suit pas à pas, avec tact et intensité, le long chemin vers la reconnaissance de son statut de victime dans une société réticente et patriarcale.


​Bêtes blondes

de Maxime Matray et Alexia Walther


Comme un rêve éveillé, les aventures d’une ex-vedette de sitcom, d’un ange déchu et d’une tête dans un sac se jouent dans un inédit registre dionysiaco-poético-marrant. Une bizarrerie pleine de rythme, de trouvailles, qui révèle l’univers singulier d’un duo à suivre.


​Captain Marvel 

de Anna Boden et Ryan Fleck


Au milieu des années 1990, une guerre galactique fait rage. Une jeune femme amnésique devient la clé du conflit. Un scénario qui réserve de jolies surprises et un duo de comédiens en forme : ça ne suffit pas à faire de Captain Marvell’événement qu’il devrait être.


Le Cochon, le renard et le moulin 

de Erick Oh


Laissé seul sur une colline menacée par la pollution, un petit cochon fait face à ses premières découvertes et angoisses. A mi-chemin entre le conte dystopique et la fable écologique, le film d’Erick Oh ravit par son imagerie poétique et ses drôleries visuelles.


Damien veut changer le monde 

de Xavier de Choudens


Doté de solides atouts et d’un sympathique casting, Damien veut changer le monde est un « feel good movie » sincère et bienveillant, au sujet brûlant d’actualité, mais qui souffre d’un scénario manichéen et trop poussif pour être pris au sérieux.


Dans les bois 

de Mindaugas Survila


Une plongée au coeur de la faune diverse et parfois rare, d’une forêt de la Baltique, époustouflante par la proximité des prises de vue, sa qualité sonore et le dialogue entre ses couleurs. Un documentaire sans commentaires pour ressentir la beauté, même âpre, de la nature.


​Exfiltrés 

de Emmanuel Hamon


Alors que sa compagne et son fils sont retenus en Syrie, un homme demande de l’aide à un jeune activiste. Nonobstant une mise en scène sous haute tension, ce premier long métrage, tiré d’une histoire vraie, se laisse aller à des facilités et des enjeux rebattus.


​Funan

de Denis Do


Dans son tout premier long métrage, Denis Do raconte le combat d’une mère pour sauver son fils, arraché et embrigadé par les khmers rouges. Un portrait de femme poétique et touchant, inspiré de son histoire familiale, prix de Cristal au dernier festival d’Annecy.


​Maguy Marin : L’Urgence d’agir 

de David Mambouch


Avace ce documentaire retraçant la carrière de sa mère – la chorégraphe Maguy marin -, David Mambouch déroule, outre le film d’une oeuvre riche et essentielle, celui d’une pensée qui cherche à concilier danse et collectivité, culture artistique et politique.


Le Mystère Henri Pick 

de Rémi Bezançon


Un célèbre critique enquête sur un phénomène littéraire qu’il pense monté de toute pièce. Fabrice Luchini et Camille Cottin en grande forme se partagent la vedette de cette adaptation joliment réussie de David Foenkinos par l’auteur duPremier jour du reste de ta vie.


Nos vies formidables 

de Fabienne Godet


Une jeune femme entre de son propre chef dans un centre de désintoxication. Commence un lent processus commun pour comprendre, se rétablir et réapprendre à vivre. Une chronique remarquable, portée par la rigueur d’un documentaire et la liberté d’une fiction.


On ment toujours à ceux qu’on aime 

de Sandrine Dumas


Le mensonge que Jewell entretient depuis des années entraîne chez ses proches une profonde remise en question. Faussement original, ce road movie n’arrive pas à la hauteur de ses ambitions et ennuie par une histoire plate et des personnages superficiels.


​Sibel 

de Cagla Zencirci et Guillaume Giovanetti


Rejetée par les villageois car muette, Sibel parle la langue sifflée des oiseaux. En chassant le loup dans la forêt, elle tombe sur Ali, qui cherche à fuir le service militaire. Entre fable et conte réaliste, un film d’une beauté insigne sur le fond comme sur la forme.


Stan & Ollie 

de Jon S. Baird


1953. Stan Laurel et Oliver Hardy entament une ultime tournée. Obsolescence des corps et compagnonnage inoxydable sont au programme de ce film à la mise en scène anonyme – qui figure toutefois, en filigrane, une relecture touchante du tandem sous l’angle de la bromance.