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Sorties du 27 mars 2019

Ces avis sont extraits des fiches parues dans le numéro 2145 des Fiches du Cinéma

​C’est ça l’amour

de Claire Burger


La difficile acceptation par un père ordinaire du départ de sa femme constitue une redéfinition complète de l’identité des membres de cette famille. C’est ce moment délicat que capte merveilleusement Claire Burger, du trio de Party Girl.

 

 

Autres films à voir cette semaine

 

Boy Erased 

de Joel Edgerton


Jared est sommé par ses parents de suivre une thérapie de conversion dans un centre, afin de réprimer ses tendances homosexuelles. Servi par de brillants acteurs, le film de Joel Edgerton dénonce des pratiques qui ont cours dans bon nombre d’états américains.


​La Cacophonie du Donbass 

de Igor Minaev


Un film brûlant, décryptant comment le Donbass, présenté dès 1920 – au mépris de toute vérité – comme un paradis par le pouvoir soviétique, a conduit à l’enfer et à la guerre de 2014. De la propagande aux fake news, un constat salutaire sur la propagation de la haine.


​Companeros

de Alvaro Brechner

L’Uruguayen Alvaro Berchenr raconte les douze années d’emprisonnement de trois opposants politiques, dans un film qui s’envisage avant tout comme un hymne à la résistance de l’esprit humain, même aux heures les plus sombres de son existence.


Dumbo 

de Tim Burton


Avant Le Roi Lion cet été, c’est Dumbo qui a les honneurs d’une adaptation en images réelles. Tim Burton y a trouvé un formidable sujet pour parler de la différence et renouveler sa déclaration d’amour au monde du cirque. Son Dumbo est un enchantement.


Gentlemen cambrioleurs 

de James Marsh


Cinq ans après le succès dUne merveilleuse histoire du temps, James Marsh revient avec un film inspiré de l’histoire vraie du casse de Hatton Garden. Avec un casting anglais de légende, Michael Caine en tête. Sympathique, mais pour le moins inégal.


Heart of a Dog 

de Laurie Anderson


Evoquant les souvenirs de sa chienne disparue, l’artiste Laurie Anderson convoque la mémoire des absents (dont son mari Lou Reed) dans un film qui mêle l’intime et le politique, le visible et l’invisible. Une élégie inclassable à la mélancolie hypnotique.


​Mon frère s’appelle Robert et c’est un idiot

de Philip Gröning


Malheureusement, rien à sauver de cet amas ampoulé de mots et de pensées, dont les délires optiques et la charge subversive ne sont que les cache-misères d’un artefact festivalier de plus.


​Mon meilleur ami

de Martin Deus


Avec ce récit d’une amitié improbable entre un ado trop sérieux et un jeune frondeur, Martin Deus emprunte une voie déjà très courue dans le récit initiatique. mais il le fait de manière touchante, à hauteur d’adolescent, avec des acteurs convaincants.


La Section Anderson 

Pierre Schoendoerffer


Documentaire que le journaliste, ex prisonnier de la Guerre d’Indochine et futur cinéaste Pierre Schoendoerffer tourna, en 1966, aux côtés de la Section Anderson. Une vision exceptionnelle du film de guerre, doublée d’un thésaurus dont Hollywood saura s’inspirer.


Sergio & Sergeï 

de Ernesto Daranas Serrano


1991. Sergio, radio amateur cubain, contacte Sergeï, cosmonaute russe envoyé dans l’espace au moment où l’URSS s’effondre. Naît une amitié profonde. Mais la police veille… Entre absurde, humour et tendresse, un film qui, tel un conte, plaide pour la fraternité.


Still Recording 

de Saeed Al Batal et Ghiath Ayoub


Pendant quatre ans, en plein conflit syrien, Saeed Al Batal et Ghiath Ayoub ont baladé leur caméra de Damas, sous le contrôle du régime, à la ville assiégée de Douma. Un documentaire brut, captivant, qui interroge la puissance et la fonction même de l’image.


Styx 

de Wolgang Fischer


Styx s’abîme à vouloir étoffer son récit d’images d’un monde affreusement réel, et se transmue alors en une fade et problématique démonstration sur les cas de conscience et la lâcheté ordinaire, qu’une caméra froide comme Gorgone ne peut pas sauver.


Synonymes 

de Nadav Lapid


Des synonymes pour chercher le meilleur sens possible à donner aux mots et pour trouver d’autres façons de dire ses propres maux, c’est l’enjeu de ce film made in France de Nadav Lapid. L’auteur israélien déstabilise, mais convoque une nouvelle fois la puissance du cinéma.