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Les sorties du 9 janvier 2019

Ces avis sont extraits du numéro 2134 des Fiches du Cinéma

​L’Ange

de Luis Ortega


L’Ange est un film qui marche dans les pas de son héros, jeune tueur volubile à la beauté irradiante et ridicule, en s’affranchissant des schèmes pour s’atteler avec génie à magnifier les causes et à négliger les conséquences, dans un bel hymne à la gratuité de l’acte.

 

Autres films à voir cette semaine

 

An Elephant Sitting Still 

de Hu Bo


Le premier (et dernier) film de Hu Bo opère une plongée dans une ville sinistre, où une poignée d’habitants se heurte à la violence et à la misère sociale. Une œuvre-fleuve dont la mélancolie accablante étouffe continuellement le récit et les personnages 


​Border

de Ali Abbasi


Récompensé par le Grand Prix Un Certain Regard, Ali Abbasi explore sous des abords réalistes les limites de l’humanité à travers deux personnages réunis par leur monstruosité. Intrigant et dépaysant, Border prend aussi des airs de film noir en évitant le piège du cynisme.


​Creed II

de Steven Caple Jr.


En 1985, Ivan Drago tuait Apollo Creed sur le ring. 30 après, le fils du premier revient défier celui du second. Renaître et décevoir : c’est l’éternel cycle dans lequel tourne la série des RockyCreed avait étonné, sa suite inévitablement déçoit.


​Edmond

de Alexis Michalik


Sur le modèle de Shakespeare in Love, Alexis Michalik livre son portrait de Rostand en faisant le récit de son grand œuvre : Cyrano de Bergerac. Rythme enlevé et esprit de troupe règnent dans cette comédie peu profonde mais plaisante.


Forgiven 

de Roland Joffé


Fiction s’inspirant de la vie de Desmond Tutu, ce nouveau film de Roland Joffé (La Cité de la joie) revient sur la difficile reconstruction de l’Afrique du Sud, déchirée par des années d’apartheid. Maladroit, en dépit de quelques duels verbaux de qualité entre Forest Whitaker et Eric Bana.


L’Heure de la sortie 

de Sébastien Marnier


Après Irréprochable, Stéphane Marnier continue d’explorer la possibilité d’une fusion – régulièrement opérante – entre un cinéma social plutôt très français et un cinéma de genre plutôt très américain.


In My Room

de Ulrich Köhler


In My Room se saisit d’un genre évidé (le film post- apocalyptique) pour bâtir sur ses fondations un récit de repliement bienvenu, une mélopée vitaliste qui refuse le panthéisme béat, pour au contraire chercher à unifier une concorde entre l’Homme moderne et le vivant.


Les Invisibles

de Louis-Julien Petit


Les Invisibles raconte le quotidien des centres d’accueil de jour pour femmes SDF à travers le portrait de plusieurs actrices, professionnelles ou non. Souvent dramatique, parfois léger, le scénario frise néanmoins parfois la démagogie.


Jean Vanier

de Frédérique Bedos


Portrait lumineux de Jean Vanier, humaniste et homme de foi qui s’engagea en 1964 auprès des handicapés en fondant de l’Arche, muant une certaine idée de l’homme en acte d’amour. Preuve qu’il est un autre chemin de vie que celui du succès et de la compétitivité.


Les Révoltés

de Michel Andrieu et Jacques Kebadian


Assemblage d’images d’archives qui nous plongent dans les coulisses de Mai-68, Les Révoltés témoignent de la convergence des forces et des luttes, des espoirs et des illusions qui accompagnent la révolte, et se fait grille de lecture pour le présent.