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Lancement du 40e Cinemed à Montpellier!

Pour sa 40e édition (qui se tiendra du 19 au 28 octobre!), on peut dire que toute l’équipe du Cinemed a mis les petits plats dans les grands, et l’on compte bien y fêter avec largesse et beaucoup de tendresse le cinéma d’hier, et celui d’aujourd’hui.

 


Divorce à l’italienne, de Pietro Germi

Hier, 13 fois le bonheur de rire à l’italienne, et de revoir – ou de découvrir – de grands classiques de la comédie transalpine sur grand écran ! Honneur aux maîtres italiens, partenaires de cœur du festival qui en a reçus certains en leur temps, et célébrés d’autres très régulièrement en leur offrant rétrospectives ou autres modes d’exposition.

 


Accattone, de Pier Paolo Pasolini

Une section intitulée «Les Chefs-d’œuvre du cinéma méditerranéen » leur fait encore la part belle, avec quelques pépites extraites avec soin, et en toute subjectivité, des grands ruisseaux d’une cinémathèque universelle : Antonioni, Visconti, Scola, Taviani, Bertolucci, Pasolini, représentent en force un âge d’or du cinéma, accompagnés par Bunuel, et Kusturica… Quelques-unes de ces séances seront habillées par quelques cinéphiles passionnés parmi les invités : Clotilde Courau, invitée d’honneur du festival, a choisi de se faire l’ambassadrice d’Ettore Scola en présentant Le Bal ; Judith Chemla vient tout exprès à Montpellier pour dire sa passion pour Le Temps des gitans, d’Emir Kusturica ; Walter Veltroni, ancien Maire de Rome et réalisateur du documentaire Quando c’era Berlinguer, projeté au festival, donnera son éclairage sur le film des frères Taviani, La Nuit de San Lorenzo ; et Robert Guédiguian, enfin, Président du jury, viendra lui-même présenter au public « son » Accattone, de Pier Paolo Pasolini.

 


Marius et Jeannette, de Robert Guédiguian

Pour faire le pont entre hier et aujourd’hui, Robert Guédiguian, accompagné des siens – qui sont un peu des nôtres – bénéficiera d’une rétrospective de son œuvre. Ainsi, les festivaliers auront-ils la chance de parcourir les sentiers escarpés de plus de trente années que compte son cinéma. Un cinéma qu’on dit social et politique, qui est surtout un cinéma ancré dans un territoire, et fabriqué depuis le premier film avec et pour ceux qui l’habitent, le fabriquent, le transforment, y vivent, le vivent. Quel meilleur émissaire pour cette veine méditerranéenne qui bat sous la peau du Cinemed depuis 40 ans que ce cinéaste cinéphile, humaniste, à la fois lucide et rêveur ?

 


Tramontane, de Vatche Boulghourjian

Aujourd’hui, c’est vers le Liban et la nouvelle garde de son cinéma que le festival a choisi de se tourner, remplissant ainsi son office de vigie. En une rencontre, huit longs métrages (fiction et documentaire) et deux programmes de courts-métrages, cette programmation nous invite à réfléchir sur les caractéristiques d’un cinéma porté par une belle dynamique en ces années 2010 finissantes. Un essor dont il est important de rendre compte, et qu’il est galvanisant d’accompagner dans son développement, en prenant le temps de découvrir socles communs et regards singuliers à l’œuvre dans ce jeune cinéma. Nous le ferons.


Tren de sombra / Le Spectre de Thuit, de José Luis Guerin

Enfin, à ceux qui auront la chance d’être présents dès le premier week-end de ces festivités, il ne faudra pas manquer d’aller écouter l’intemporel chez le grand cinéaste espagnol José Luis Guerin, cinéphile et autodidacte, qui joue des frontières entre fiction et documentaire avec une poésie consommée et autant d’esprit. Qu’il pratique l’exercice – malicieux ici – d’admiration envers le maître américain, John Ford, (Innisfree), qu’il goûte au plaisir d’une douce et lumineuse déambulation dans l’espace d’une ville et en quête d’une femme (Dans la ville de Sylvia), ou qu’il nous invite à sonder l’invisible et le temps de la mémoire, cinématographique, photographique et fantasmagorique (Tren de sombras / Le Spectre de Thuit), les films de Guerin sont rares et tous sont des expériences et des voyages. Une exploration poétique faite d’images et de temps, de figures et de paysages, en quête d’une rémanence inattendue, des merveilles rendues au présent du cinéma qu’on réfléchit autant qu’on l’éprouve. Tout un programme…

 

C’est par ici : http://www.cinemed.tm.fr/programme