Rechercher du contenu

Lancement de la 27e édition du Festival Biarritz Amérique Latine (24-30 septembre)

Le Festival Biarritz Amérique Latine ouvrait ses portes lundi soir sur la 27e édition d’un festival dont on peut saluer l’ambition culturelle, intellectuelle et artistique à bien des égards.

 

© Magela Ferrero

 

Outre un focus sur une cinématographie “latina”, dont les programmateurs et les distributeurs nous ont rendus de plus en plus familiers ces dernières années, mais dont il reste tant de pans à explorer – l’Uruguayenne -, lequel focus se verra enrichi de rencontres littéraires – sous les auspices d’un hommage à Juan Carlos Onetti – et d’une exposition réunissant une sélection de la garde contemporaine de la photographie uruguayenne…

 

Outre des rendez-vous festifs quotidiens mettant en valeur quelques points d’orgue à l’incroyable richesse d’une production venue d’un continent aussi dynamique culturellement que l’Amérique latine : cours de danse, concerts, gastronomie, soirées DJ…

 

Outre la volonté d’encore développer cette année les rencontres professionnelles autour du BAL-LAB, une plateforme professionnelle et un espace dédié à la réflexion pour de futures collaborations, de nouvelles écritures et plus de coproductions, tout cela dans l’objectif de porter une culture vivace, dynamique, en action…

 

Le Festival offre une fois encore une sélection de films aussi éclectique que galvanisante dans l’attention portée à la forme comme à la diversité du fond. Ceux qui auront assisté aux premiers jours de cette nouvelle édition auront peut-être eu le nez et la chance d’aller voir un ovni cinématographique (divisés en trois parties), La Flor de l’Argentin Mariano Llinas : sept ans de tournage, 14 heures de cinéma, six histoires et quatre héroïnes comme autant de pétales de la même fleur (à peu près ce qu’en dit le réalisateur) pour une aventure contemporaine des deux côtés de l’écran ! Une oeuvre somme et un format d’exception pour une sélection qui ne l’est pas moins (exceptionnelle! le film a été projeté en Argentine et à Locarno, maintenant à Biarritz, et à notre connaissance, c’est tout!). Pour les autres, il reste sept autres possibilités de – bienheureux – repli en fiction long métrage, dont le nouvel opus de Ciro Guerra (L’Étreinte du serpent) avec Critina Gallego à la coréalisation, Les Oiseaux de passage.

 

Côté cinéma documentaire, pas moins de dix échappées dans des mondes et des temps plus ou moins poétiques, politiques ou percutants vous sont proposées. Autant de points de vue et de manières de raconter singuliers, autant de regards posés sur le proche qui approche le lointain, de faire rentrer le cosmos dans une intimité, autant d’invitation à percer le mystère des temps et des gens, à chercher le meilleur en soi, à voyager plus loin pour trouver son chemin. Tout est ici à voir et nous reviendrons plus précisément sur plusieurs de ces oeuvres, dont deux grands coups de cœur : La Música de las esferas de Marcel Beltrán, et Años luz de Manuel Abramovich…

 

Pour l’instant, place à une fête qui fleure bon le métissage des personnes, des
univers et des genres !

 

Plus d’infos :
https://www.festivaldebiarritz.com