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Top 10 de Cannes

Charlotte Bénard

1. Capharnaüm
2. Leave No Trace
3. Rafiki
4. Carmen et Lola
5. Under the silver lake
6. Wildlife
7. Plaire, aimer et courir vite
8. Artic
9. Sauvage
10. Les Filles du soleil

Isabelle Danel

1. Une affaire de famille
2. Girl
3. 3 visages
4. En guerre
5. Les Éternels
6. Nos batailles
7. Sir
8. Samouni Road
9. The Eyes of Orson Welles
10. Amin

Clément Deleschaud

1. Lazzaro Felice, parce que les pastorales sociales ont survécu (et se sont transcendées) à la mort d’Ermanno Olmi et d’un des frères Taviani.
2. Samouni Road, parce que l’ironie de l’Histoire avec une grande hache a rendu d’autant plus poignant le récit d’horreur de cette famille gazaouie
3. En Liberté !, parce que Daniel Balavoine et le sadomasochisme
4. Le Livre d’image, parce que la beauté des aphorismes flous
5. The House That Jack Built, perché la Divina Commedia
6. Diamantino, parce que la puissance du rêve, la folie de la création, Cristiano Ronaldo et des seins de femmes qui poussent, parce que la gloire de l’hybridation
7. Weldi, parce que la tristesse des non-dits
8. Amin, parce que Philippe Faucon trace avec toujours autant de brio une ligne claire, simple, et neamoins exigeante, unique dans le cinéma français
9. Climax, parce que les hypothèses échafaudées autour ce film
10. In My Room, parce que “Toni Erdmann ou la vie sauvage”

Thomas Fouet

1. Le Poirier sauvage, parce que les pères et les fils.
2. En liberté !, cousin du merveilleux Après vous et dont le titre de travail, Remise de peine, disait la belle ambition.
3. Burning, parce que, sous son récit allusif et paranoïaque et au-delà de son triangle amoureux, couve une violence de classe carabinée.
4. Un grand voyage vers la nuit, pour sa deuxième heure en forme de rêve éveillé.
5. Lazzaro felice, parce qu’il faut croire aux miracles.
6. Les Éternels, parce qu’un Jia Zhang-ke mineur vaut mieux que rien.
7. Leto, pour le Psycho Killer des Talking Heads.
8. Le Livre d’image, parce que Jean-Luc, le cinéma.
9. Plaire, aimer et courir vite : pour le Cocteau Twins de Heaven or Las Vegas.
10. Tout sauf Capharnaüm, parce que j’ai du goût et un sens moral.

Michael Ghennam

1. Burning
Parce que… Pour son premier film en 8 ans (Poetry remonte à 2010 !), Lee Chang-dong fait de l’ambiguïté son sujet : où est le Mal ? Quel est l’identité de mon pays ? L’imagination rend-elle fou ? Un sommet de subtilité et de malaise, ponctué de fulgurances de mise en scène comme nulle part ailleurs.
2. En guerre
Parce que… Stéphane Brizé nous fait vivre l’expérience de la résistance sociale collective de l’intérieur, avec Vincent Lindon comme seul repère. Une telle réussite militante qu’on pardonne la séquence finale, trop centrée sur l’individu au détriment du groupe.
3. Le Livre d’image
Parce que… Un film de cinéma, sans « nouvelles » images, qui ne sortira pas en salles : absurdité de l’exploitation française. Un « objet » cinématographique et expérimental, qu’il va falloir décrypter, séquence par séquence, plan par plan : sa future diffusion TV peut donc être vue comme une bénédiction. S’il s’agit de l’ultime film de JLG, peut-être retiendra-t-on autant l’œuvre que la manière dont le cinéaste s’est amusé à le promouvoir : adepte des nouvelles technologies, Godard a « facetimé » depuis la Suisse avec les journalistes lors de sa conférence de presse. L’éternel garnement qui ne fera jamais rien comme personne.
4. The House That Jack Built
Parce que… On est rarement témoin du processus d’autodestruction d’un auteur à l’écran. Mais aussi de sa renaissance quasi simultanée, dans le sang et les rires.
5. The Spy Gone North
Parce que… C’est tout ce qu’un film populaire doit être, que son intrigue rocambolesque – « tirée de faits réels » – surprend et tient en haleine, parce que c’est une évocation inspirée des rapports toujours compliqués entre les deux Corées.
6. Whitney
Parce que… Même si on ne s’intéresse pas Whitney Houston, Kevin Macdonald nous rend son destin tragique passionnant et politiquement fort.
7. Climax
Parce que… Il n’y a que Gaspar Noé pour secouer autant les festivaliers aux aurores. Et l’expérience promise – faire partager le bad trip de ses personnages au public – est à la hauteur des attentes.
8. Les Confins du monde
Parce que… Cet aïeul historique d’Apocalypse Now ne prétend jamais flirter avec la puissance du chef-d’œuvre de Coppola. Il évoque tout autant Conrad ou Herzog, et offre l’opportunité à Nicloux, après Valley of Love et The End, de creuser un sillon toujours plus exigeant.
9. En liberté !
Parce que… Vous n’avez jamais autant ri en écoutant @L’Aziza. Salvadori prouve encore une fois qu’il est peut-être la pierre angulaire de la comédie française, son grand Auteur hexagonal. Un artiste à préserver à tout prix.
10. Wildlife
Parce que… De ce premier film résolument « classique », Paul Dano livre une histoire profondément intime, quasi spielbergienne dans ses motifs, sur le délitement d’un couple avec, au milieu, un jeune adolescent impuissant à infléchir le cours de la vie.
Bis. The House That Jack Built
Parce que… À la deuxième vision, le film est suffisamment riche pour tenir le choc, et même gagner en contenu.

Roland Hélié

1. Burning. Parce que c’est très beau, très mystérieux, très mélancolique aussi…
2. Leave No Trace. Parce que !
3. Donbass. Parce qu’on peut y entrevoir ce que mettre en scène veut dire !
4. Cold War. Parce que j’aime les histoires d’amour, le jazz et la guerre froide.
5. Thunder Road. Parce que la folie ordinaire m’environne et me fascine. Parce que je crois qu’en débordant, nos émotions nous perdent.
6. We, The Coyotte. Parce que j’aime les nouveaux départs, les terminus, et les voies sans issue.
7. Le Livre d’image. Parce que je n’ai pas le choix, parce qu’il ne me laisse pas le choix.
8. Leto. L’actrice, l’actrice toujours… Et ce truc du désir, cette autorité du désir.
9. BlackKlansman. Parce que me bouleversent les retours inespérés, les come-back sur lesquels plus personne ne parie
10. Les Confins du monde. Malgré tout…

Astrid Jansen

1. En Liberté (Quinzaine)
parce que… c’est un film qui fourmille d’idées, à chaque plan ! C’est hilarant et en même temps ça pose un regard très intelligent sur les relations amoureuses, bref un pur moment de jouissance cinématographique comme nous l’avait promis son réalisateur avant la projection.
2. Burning (Compet)
parce que… Burning a réussi à s’installer dans mon esprit pendant plusieurs jours car il y a dans ce polar des scènes magnifiques et des choses qui continuent d’apparaitre après l’avoir vu notamment sur la Corée du Sud et sa position par rapport à son voisin du Nord.
3. Cold War (Compet)
parce que… C’est le plus beau travail sur le son entendu cette année à Cannes.
4. Plaire Aimer et Courir Vite (Compet)
parce que… Vincent Lacoste et Pierre Deladonchamps donnent à leur talent un charme fou dans cette histoire d’amour entre un écrivain quadragénaire et un étudiant, d’une douceur et d’une vivacité formidables.
5. BlacKkKlansman (Compet)
parce que… Hautement drôle et divertissant (le film suit un officier de police noir qui infiltre le Klu Klux Klan) le film livre une fin puissante en s’éloignant soudain de sa comédie des années 70 pour livrer un commentaire coup de poing sur l’Amérique de Donald Trump.
6. Trois visages (compet)
parce que… c’est le film le plus subtil de la compétition. À travers ses errances dans un pays qu’il ne peut quitter, à travers une mise en scène magnifique, à travers l’humour aussi, Jafar Panahi dresse le portrait de trois femmes (trois générations) et en dit long avec une superbe finesse sur la condition des femmes en Iran.
7. Mirai (Quinzaine)
parce que… Entre réalisme et travail d’ampleur sur l’imaginaire, ce film d’animation japonais est un touchant récit émotionnel qui mène un petit garçon a accepter sa petite soeur dans le cocon familial.
8. Nos Batailles (Semaine)
parce que….Romain Duris y tient un rôle complexe superbement interprété et que Laetitia Dosch y fait une apparition géniale. Tout sonne juste dans cette très belle chronique familiale qui pose un regard de qualité sur notre époque (la famille, le monde de l’entreprise).
9. Capharnaüm (Compet)
parce que… parce que même si je regrette le manque d’approche cinématographique, que je regrette le traitement au gros sabot de ce sujet sensible, le film a le mérite d’avoir largement sécoué les coeurs sur un sujet difficile, nécessaire et actuel.
10. Un Grand Voyage dans la nuit (UCR)
parce que… c’est un grand voyage de cinéma, une expérience nouvelle et impressionante.

Corentin Lê

1. Un grand voyage vers la nuit
Parce que ce héros qui s’endort dans une salle de cinéma et qui délire la suite du film en 3D résume parfaitement mon festival.
2. Les Éternels
Parce que j’ai cru voir un tout autre film après avoir vu un ovni traverser le ciel. « Coïncidence ? Je ne crois pas. »
3. Burning
Parce que c’est peut être le seul film que je n’ai vraiment compris que deux jours après en être sorti.
4. Meurs, monstre, meurs
Parce que c’était répugnant et débridé, et que j’ai cru revoir une version sexuelle de The Strangers.
5. The House that Jack Built
Parce que c’était tout sauf le déchaînement de violence gratuite annoncé, plutôt un touchant film-testament.
6. Le Poirier sauvage
Parce que Ceylan est arrivé à nous tenir en haleine avec ses logorrhées existentielles pendant plus de 3 heures le dernier soir. Chapeau.
7. Leto
Parce que c’était le premier coup de cœur cannois, et que ça donne envie d’aller chanter sur des plages russes.
8. Donbass
Parce que Loznitsa se laisse complètement aller et livre un brûlot grotesque sur une guerre qui l’est tout autant.
9. Le livre d’image
Parce que voir un film comme ça au beau milieu d’une compétition toute timorée fait un bien fou.
10. Climax
Parce que c’est le premier film de Noé qui, dans le fond, dit vraiment quelque chose, en plus, bien évidemment, de ses éternelles pirouettes formalistes.

Nicolas Marcadé

1. Le Poirier sauvage (Nuri Bilge Ceylan) parce que c’est du cinéma
2. Cold War (Pawel Pawlikowski) parce que c’est de la musique
3. Une affaire de famille (Hirokazu Kore-eda) parce que c’est de la poésie
4. Le Livre d’image (Jean-Luc Godard) parce que c’est du Godard
5. En liberté ! (Pierre Salvadori) parce que c’est du champagne
6. Le Grand bain (Gilles Lelouche) parce que c’est du Xanax
7. Burning (Lee Chang Dong) parce que c’est du bizarre
8. The House that Jack Built (Lars Von Trier) parce que c’est du brutal
9. En guerre (Stéphane Brizé) parce que c’est d’actualité
10.L’Été (Kirill Serebrennikov) parce que c’est de saison

Marine Quinchon

1. Burning
2. Weldi
3. Climax
4. Samouni Road
5. Dogman
6. En liberté !
7. Mirai
8. Amin
9. Une affaire de famille
10.Diamantino

Chloé Rolland

1. Une affaire de famille de Hirokazu Kore-eda
Parce qu’il y a tellement d’intelligence, dans chaque décision, de plan, de coupe, de dialogue.
2. Cold war de Pawel Pawlikowski
Parce que j’ai vu un film, visité une exposition photo, lu un roman d’amour et écouté un concert de jazz.
3. Le Poirier sauvage de Nuri Bilge Ceylan
Parce qu’il y a rarement plus de beauté ailleurs que dans un film de Ceylan, et une humanité bouleversante.
4. En liberté ! de Pierre Salvadori
Parce qu’on a tendance à oublier que la comédie est un genre noble et qu’elle ne s’est pas arrêtée en 1954 aux États-Unis.
5. Burning de Lee Chang-dong
Parce que j’ai râlé de ne pas comprendre l’histoire et quand l’histoire a eu moins d’intérêt, il est resté des sensations magnifiques, celles que la caméra de Lee sait exactement provoquer.
6. Samouni Road de Stefano Savano
Parce que l’on vient à Cannes pour comprendre le monde et le monde a besoin de comprendre ce qu’il se passe à Gaza.
7. The House That Jack Buit, de Lars Von Trier
Parce que j’adore les confessions.
8. Le Grand bain de Gilles Lellouche
Parce que c’est une histoire de groupe, une histoire de losers, et que Lellouche nous épargne l’insupportable “l’important c’est de participer”.
9. À genoux les gars d’Antoine Desrosières
Parce que bien qu’il soit extrêmement bancal, c’est un film qui interroge, le désir, le consentement, les préjugés et ce qu’il faut d’énergie pour faire un film.
10. En guerre, Les Confins du monde, Amin, des films également réussis dont je n’arrive pas à départager ce qui m’a un peu déçue.
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Romain Tourbillon

1. Les Éternels de Jia Zhang-ke
Parce que Zhao Thao est remarquable
2. Girl de Lukas Dhont
Parce que le film révèle un jeune comédien incroyable
3. Les Confins du monde de Guillaume Nicloux
Parce que le film diffuse un climat poisseux envoûtant
4. Diamantino de Gabriel Abrantes
Parce qu’il possède une inventivité folle rare au cinéma
5. L’été de Serebrenikov
Parce qu’il donne envie d’aller à la plage jouer de la guitare et boire des bières
6. Un grand voyage vers la nuit de Bi Gan
Parce qu’il propose le plan séquence le plus dément de Cannes
7. Trois visages de Jafar Panahi
Parce que Jafar Panahi mélange le fiction et le réel comme personne, avec malice et inventivité.
8. À genoux les gars d’Antoine Desrosières
Parce que les comédiens ont une tchatche incroyable
9. Joueurs de Marie Monge
Parce que Tahar Rahim
10. L’Ange de Luis Ortega
Parce qu’il fallait que je remplisse la 10eme place.

 


photo : Burning de Lee Chang-dong (Compétition)