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Les sorties du 19 juillet 2017

LE FILM DE LA SEMAINE

 

Baby Driver de Edgar Wright ***
Un jeune pilote est contraint de jouer les chauffeurs lors de casses… Revisitant le film de braquage au prisme de la comédie musicale, Edgar Wright offre un film haletant et spectaculaire, tendre et humain – une déclaration d’amour au cinéma et à la musique.

Avec sa “trilogie Cornetto” (Shaun of the Dead, Hot Fuzz et Le Dernier pub avant la fin du monde) et l’intermède Scott Pilgrim, Edgar Wright avait fait valoir son statut d’orfèvre de la mise en scène, multipliant les idées pour donner à ses comédies une identité visuelle unique. Avec Baby Driver, son projet le plus ambitieux formellement, il s’attaque au film de braquage, dont le mètre-étalon serait le magistral Driver de Walter Hill (1978), également source d’inspiration du Drive de Nicolas Winding Refn (2011). Voilà pour la référence évidente : le cinéaste britannique s’en empare pour la revisiter au prisme de la comédie musicale. Mais à sa façon toute personnelle, par le biais d’un personnage principal a priori lisse, obnubilé par ses baladeurs MP3, qu’il écoute constamment pour noyer les acouphènes dont il souffre. Baby vit grâce à la musique, et vit “en” musique : chaque fuite, chaque course-poursuite est un coup d’éclat, un morceau de bravoure de mise en scène et de montage, chorégraphié au millimètre comme le serait un numéro de Chantons sous la pluie. Au-delà de ces tours de force à répétition, Wright prend le temps de dépeindre, sous la forme d’un conte naïf à la gravité grandissante (et dont la violence finale peut surprendre), une jolie et tendre histoire d’amour entre deux jeunes gens perdus au milieu des loups, et l’arrivée à maturité d’un héros expiant ses fautes. Habité par un casting hors du commun, où chacun a l’occasion de briller (mention très spéciale à Jon Hamm), Baby Driver est la proposition miraculeuse, atypique et fulgurante d’un auteur qui consacre toute son énergie à exprimer son amour pour le cinéma et la musique.
Mi.G.

 

 

LES AUTRES FILMS DE LA SEMAINE

 

Afrika Corse °
Trois frères corses veulent prouver qu’ils sont l’héritier d’un agent SS afin de récupérer le trésor de Rommel. Cette course à l’héritage farfelue et grotesque réutilise la plupart des clichés de la comédie française, la rendant très kitsch.
D.C.

Barrage **
Déjouant les motifs attendus de la chronique d’un rapport mère/fille empoisonné, le film met en scène trois figures féminines de générations différentes, dont le lien familial s’est distendu. Un récit de désillusion déroutant, mais sevri avec talent.
M.T.

La Colle °
Benjamin fait le vœu d’être avec Leila, sans se douter une seule seconde que son souhait le précipitera dans une interminable heure de colle. Sur fond de boucle spatio-temporelle, cette comédie pour adolescents pâtit d’un humour facile et d’une écriture grossière.
S.H.

Dunkerque
Chronique à venir

Été 93 ****
Suite à la mort de ses parents, Frida, 6 ans, est confiée à son oncle Esteve, marié à Marga et père de Paula. Chacun doit composer avec cette situation… Un premier film d’une totale maîtrise, dans son sens de l’observation comme dans sa narration.
G.To.

La Région sauvage **
Tombée avec une météorite et reccueilllie par un couple de savants, une créature survit via ses échanges sexuels avec des humains. Rejetée par elle, Verónica lui cherche un(e) remplaçant(e). Elle rencontre Alejandra… Un “conte” envoûtant mais démonstratif.
G.To.

Sales gosses
Chronique à venir

Tom of Finland ***
Courageux, le biopic du dessinateur iconique de la culture gay aborde l’homophobie latente, la maladie et l’intolérance à la différence. Par sa frontalité, il évite avec bonheur l’écueil de l’hagiographie, ainsi que bon nombre de clichés.
A.D.

Un vent de liberté **
À travers un sujet universel – le portrait d’une femme opprimée -, Un vent de liberté dévoile, via ses procédés d’écriture, une incommunicabilité contemporaine : celle qu’aux dépends de la considération mutuelle peut entraîner l’abus du téléphone portable.
C.Lê.

 

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