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Transformers : The Last Knight – Foutraque et régressif

Lorsqu’une nouvelle menace met en péril la planète, Transformers et Humains doivent unir leurs forces pour changer le cours de l’Histoire. Sans surprise, ce cinquième opus foutraque et déplorable s’inscrit dans la lignée de ses prédécesseurs.

“The Last Knight fait voler en éclats les mythes essentiels de la franchise”, annonce l’argument de ce nouveau volet. La réalité est plus édifiante encore. S’il y a bien longtemps que la saga a embrassé le ridicule, Michael Bay s’attelle ici au pari fou de donner une certaine profondeur à la vacuité. Pour ce faire, le film se propose de réécrire l’Histoire du monde en inscrivant l’épopée des Autobots dans la légende des chevaliers de la Table Ronde. Un choix qui ne manquera pas d’étonner les puristes et de régaler les détracteurs de Transformers. Au cœur de cette apocalypse chevaleresque, les personnages, dotés d’une épaisseur infinitésimale, obéissent de façon programmatique aux codes bien établis du genre. Le héros joue les gros durs mais n’en reste pas moins un père aimant. Son acolyte féminine se doit d’être aussi sexy qu’intelligente. Quant aux nouveaux venus, robotisés ou humains, ils ne présentent guère plus d’intérêt. Revendiquant (fièrement ?) son statut de nanar à gros budget, le long métrage fait fi de toute cohérence pour privilégier le spectacle ostentatoire. Car s’il y a un domaine dans lequel excelle Michael Bay, c’est bien dans celui de l’anéantissement des villes. Généreux en la matière, le film jouit de séquences fluides, laissant toute la scène aux caméras IMAX 3D immersives. Ces dernières virevoltent et tournoient autour des monumentaux Autobots et ne laissent aucun répit aux spectateurs. Soumis à son hybris pyrotechnique, le roi du blockbuster s’épanouit toujours plus dans un style agressif. Si bien que cet opus ne peut finalement s’apprécier que comme un plaisir coupable et strictement régressif.