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This is us Série américaine - Saison 1 - Diffusion Canal+

Si vous avez manqué le début…

Jack, Kate, Kevin et Randall sont nés le même jour. À New York ou à Los Angeles, ils fêtent aujourd’hui, chacun à leur manière, leur trente-sixième anniversaire. Sur cet argument plutôt mince, Dan Fogelman, scénariste de films qui n’ont guère marqué le cinéma, crée une bonne surprise.

 

Une feel good série

En ces temps difficiles, on n’est pas fâché de sortir un peu du polar ou du futur apocalyptique pour prendre une bonne bouffée d’air. C’est d’ailleurs concrètement ce à quoi nous invite un des héros de This is Us en cas de détresse : respirons lentement, profondément… et tout va bien se passer. Oui, il y a beaucoup de ces « everything gonna be alright » typiquement américains dans cette comédie mélodramatique, mais c’est assez subtil pour qu’on se prenne à y croire.

C’est une série comme un roman (et une bonne série me semble souvent devoir davantage à la littérature qu’au cinéma – fin de la parenthèse). Comme un roman, This is Us ne vaut pas tant pour l’histoire qu’elle raconte que par la façon dont elle la raconte. Comme un roman, elle se livre en chapitres dont on a hâte de connaître le suivant : exemplaire, la chute du premier épisode nous cueille dans un sourire ravi de s’être fait berner.

Et nous voilà accro. Même si on peut lui reprocher de traîner un peu en milieu de saison (difficile de tenir le même rythme sur 18 épisodes), la narration est suffisamment riche. Elle brouille les repères temporels et géographiques, alterne les points de vue, rien n’est jamais cousu de fil blanc dans cet astucieux patchwork. Les dialogues sont denses et efficaces, le remarquable casting qui leur donne vie nous fait passer du rire aux larmes et inversement, sans jamais frôler l’escroquerie.

 

 

This is Us, « c’est nous » et c’est nous aussi

Pour asseoir la connivence, la série abonde de références mainstream et abuse un peu du name-dropping (1). C’est facile mais ça fonctionne. Heureusement, comme les personnages sont éclectiques, la familiarité va au-delà du simple contentement d’être entre-soi. Il y a même comme un émouvant message sur notre appartenance à cette vaste communauté qu’est l’humanité, à une même famille en somme.

Des parents, des grands-parents, des enfants, une fratrie, une famille, voilà de quoi ça (nous) parle. De ce qu’on a réussi et de ce qu’on a raté, de ce qu’on lègue / reçoit d’une génération à l’autre, en bien ou en moins bien, parfois malgré soi, parfois au-delà de ses espérances. Le propos est universel, on y adhère d’autant plus ici qu’il est optimiste et surtout pas moralisateur.
Si l’on veut bien se laisser prendre par les sentiments, This is Us offre de l’espoir et c’est tant mieux.


This is Us (2016) série américaine créée par Dan Fogelman.

Avec : Mandy Moore, Milo Ventimiglia, Chrissy Metz, Sterling K. Brown, Justin Hartley, Susan Kelechi Watson, Chris Sullivan, Ron Cephas Jones…
Saison 1, 18 x 42 minutes, à partir du 6 avril 2017 sur Canal+
http://www.nbc.com/this-is-us