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Westworld Série américaine - Saison 1 - Diffusion OCS City

Si vous avez manqué le début…

… ou le train qui menait à Westworld en octobre dernier, ne ratez pas son deuxième passage. Ce parc d’attractions grandeur nature reconstitue le Far West pour des touristes fortunés en mal d’aventure. Chaque jour, des robots humanoïdes jouent et rejouent des scénarios auxquels les visiteurs sont invités à participer. Une technologie de pointe qui va montrer ses failles.

 

Il était une fois dans l’Ouest…

Il est assez amusant de faire le parallèle entre l’ampleur du projet Westworld, le parc imaginaire et celle de Westworld, la série. La comparaison nous est d’ailleurs soufflée dans plusieurs épisodes, en clin d’œil à la création sérielle : le parc a lui aussi un scénariste, qui se plaint de ne pas pouvoir aller au bout de ses idées et des producteurs qui cherchent l’efficacité à moindre coût.

Dans la réalité, la chaine américaine HBO n’a pas lésiné sur les moyens : Westworld, qui doit assurer la succession de Game of Thrones, a nécessité trois ans de préparation. Il s’agit également d’une adaptation, celle d’un film cette fois, Mondwest (1973) de Michael Crichton.

Avec deux showrunners confirmés aux manettes, l’incontournable J.J. Abrams à la production et un casting impressionnant, c’est une grosse machine qu’a lancé HBO. Elle a gagné son pari : Westworld a battu des records d’audience et détrôné le trône de fer (dans notre cœur aussi).

 

Complètement à l’Ouest

Ça fait un moment qu’on baille devant les sept familles de Westeros qui sont toujours à deux doigts de conclure (1). Il était temps de nous redonner ce plaisir béat qu’on éprouve à s’immerger dans un nouvel univers. Ô joie, Westworld en propose même deux, très contrastés. En surface, le fabuleux décor du parc, lumineux, sauvage et immense, avec ses canyons et ses falaises orangées, typiques des westerns. En sous-sol, une lumière artificielle, des bureaux et des labos vitrés, toute la froideur de la technologie moderne.

 

On a beau être sur petit écran, on se croirait en cinémascope (2). Mais Westworld est loin de se résumer à un joli décor sans âme, puisque c’est précisément d’âme dont il est question ! Régulièrement mis à jour comme de simples machines, les humanoïdes du parc commencent à buguer, à moins qu’ils ne se mettent à rêver, à se souvenir, à prendre conscience de leur « humanité ». Peu à peu, dans un rythme qui ressemble davantage à celui d’un film de dix heures, la série ouvre subtilement ses portes sur l’envers du décor, au propre comme au figuré.

Des machines qui voudraient vivre et des humains qui cherchent un sens à leur vie, voilà de quoi soulever de belles questions métaphysiques. Sans être didactique ni hermétique, Westworld chatouille agréablement nos neurones, nous balade pour mieux nous cueillir, nous surprend encore et encore, jusqu’à son final qui change de nouveau la perspective, pose de nouvelles questions.

Pas de doute, voilà la série qu’on attendait : une nouvelle frontière, un monde fascinant, des personnages singuliers, un propos dense, ambitieux et surprenant. On se réjouit de savoir que Westworld est prévu pour durer cinq saisons mais on est comme des dingues de devoir attendre 2018 pour la saison 2.


(1) Et ce n’est pas fini : la saison 7 de Game of Thrones sera diffusée cet été, puis l’ultime saison 8 en 2018 (soupirs).
(2) Il faut dire que la série a été tournée en 35 mm.


Westworld (2016) série américaine adaptée du film Mondwest par Jonathan Nolan et Lisa Joy.

Avec : Evan Rachel Wood, Jeffrey Wright, Thandie Newton, Anthony Hopkins, Sidse Babett Knudsen, Ed Harris, James Marsden, Jimmi Simpson…
Saison 1, 10 x 58 minutes, à partir du 11 février 2017 en VF sur OCS City
http://www.hbo.com/westworld