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Episode 8 : le meilleur des 70’s (2) Les séries expliquées à mon meilleur ami

Dans les années 70, quand l’Amérique a peur, elle appelle la police (cf. Episode 7). Mais si cela ne suffit pas, il reste encore deux options : rabâcher que “c’était mieux avant” ou s’inventer des super héros.

Happy days dans la prairie

L’Amérique post Vietnam et choc pétrolier a besoin de rêver à des hier qui chantaient : “Sunday, Monday, Happy days !“ Pour ça, elle peut compter sur un happy meal chez Cunningham ou sur une rasade de bons sentiments chez Ingalls (1). L’un n’empêche pas l’autre, mais parce qu’il me connaît bien, Meilleur ami sait que j’ai plutôt fréquenté la (petite) maison Ingalls. Au point de lui conseiller la lecture de la véritable autobiographie de Laura plutôt que la très personnelle adaptation télé de Michael Landon. D’autant que l’âge aidant, j’avoue désormais une nette préférence pour les supers héros…

 

L’HOMME QUI VALAIT TROIS MILLIARDS / THE SIX MILLION DOLLAR MAN

Série américaine, 1974 – 1978. Première diffusion en France : 1975.
Evitons d’épiloguer sur l’humiliante traduction / conversion du titre en francs : il faudrait expliquer aux plus jeunes qu’il s’agissait déjà d’anciens francs, plus anciens encore que ceux que nous avons connus avant l’euro, sans compter le cours du dollar de l’époque, bref, c’est très ch… Compliqué.

Il n’en reste pas moins que cet homme-là vaut toujours son pesant de nougat pour ma génération : qui n’a jamais joué à Steve Austin, en courant au ralenti dans la cour de récré, me jette la première pierre – au ralenti et on verra si c’est si fastoche !
D’accord, l’ensemble est assez vain, mais ça partait d’une bonne intention, que l’on perçoit parfois au détour d’un épisode : l’adaptation d’un roman de SF, Cyborg de Martin Caidin (1972), qui s’intéressait aux réelles avancées de la néo-science bionique.
P.S. : une fois pour toutes, le mot « bio-ionique » n’existe pas, c’est une invention de doubleurs pour coller à la prononciation “baillonique” de la VO !


Meilleure amie : Super Jaimie (1976 – 1978)
DVD / (Pas de Blu-Ray) : intégrale des 5 saisons (100 épisodes et 3 téléfilms) chez Universal.

 

L’INCROYABLE HULK / THE INCREDIBLE HULK

Série américaine, 1977 – 1982. Première diffusion en France : 1980.
Pour d’obscures raisons, de la Bd à la série, Bruce Banner devint David Banner. Pour de non moins obscures raisons, un certain nombre des “anciens francs” dont je suis, est resté bouche-bée devant cette singulière façon de craquer son jean à la moindre contrariété. D’accord, l’ensemble manquait un peu de tenue et de slip de rechange. N’empêche, si on voulait y croire malgré des effets spéciaux médiocres, c’est peut-être qu’on avait flairé l’affaire : depuis, David est redevenu Bruce, il a résolu ses problèmes de garde-robe et il s’adapte au cinéma avec tous ses copains Marvel… Et on n’est pas les derniers fans !


Meilleure amie : Wonder Woman (1975 – 1979)
Site officiel : http://www.nbc.com/classic-tv/the-incredible-hulk
DVD / (Pas de Blu-Ray) : intégrale des 5 saisons (80 épisodes) chez LCJ Editions.

 


(1) La petite maison dans la prairie / Little house on the prairie : série américaine, 1974 / 1983. Première diffusion en France, 1976. Neuf saisons, près de 200 épisodes édités en DVD chez Universal.
Happy days : série américaine, 1974 – 1984.
Première diffusion en France, 1976. Seules quatre saisons sur onze sont éditées en DVD en France, chez Paramount.