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Episode 7 : le meilleur des 70’s (1) Les séries expliquées à mon meilleur ami

Après une parano sixties (cf. Épisode 5), les États-Unis découvrent la peur près-de-chez-vous. C’est la décennie du flic, en imper crasseux, en chapeau mou ou en pattes d’eph’. Issus du roman et du film noir, ces néo-enquêteurs modernisent le genre, chacun dans leur genre.

 

COLUMBO

Série américaine, 1971 – 1978. Première diffusion en France : 1972.
Des couv’ de Télé 7 Jours aux redif’ de TF1, l’imper s’est élimé au point de faire passer l’inspecteur pour un gros beauf. Or, il est la finesse même : la série est basée là-dessus ! Le ressort, alors inédit, n’est pas la découverte du coupable, révélé au téléspectateur en ouverture de l’épisode, mais la façon dont Columbo le confondra immanquablement.

Ça marche encore aujourd’hui parce que c’est très bien écrit et remarquablement interprété par Peter Falk, flanqué d’une ribambelle de guest à faire pâlir une production hollywoodienne : Johnny Cash, John Cassavetes, Janet Leigh, Donald Pleasance, Gena Rowlands, Faye Dunaway… Enfin, avouons-le, les décors, les costumes et les accessoires participent d’un 70’s show qu’on savoure avec délectation !


De la télé au ciné : en 1970, Peter Falk joue dans Husbands, film qui marque le début de sa collaboration et de son amitié avec John Cassavetes.
DVD / (Pas de Blu-ray) : intégrale des 7 meilleures saisons (45 épisodes). La série a connu une deuxième vie, moins heureuse et plus chaotique, de 1989 à 2003, saisons 8 à 12 (24 épisodes).
Editeur : Universal.

 

LES RUES DE SAN FRANCISCO

Série américaine, 1972 – 1977. Première diffusion en France : 1974.
A la ville comme à la scène, deux acteurs / flics qu’une génération sépare. D’un côté, le chapeau feutre empathique et respectueux des principes, de l’autre, le jean fougueux et un peu arrogant du débutant. Et au milieu coule une rivière déliquescente, un flot ininterrompu de sales affaires, d’une violence grandissante, très en prise avec la (nouvelle) réalité de l’époque.

Vue dans le rétroviseur, la série ne manque donc pas d’intérêt sur le fond. On retiendra aussi sa forme particulière : la voix off sur le générique et la division en « actes », très théâtrales, la bande originale seventies et un duo de choc auquel certains successeurs (cf. ci-dessous) ont tout à envier !


De la télé au ciné : Karl Malden, « gueule » du grand écran depuis les années 40 (vu chez Cukor, Kazan, Hitchcock…) côtoie ici un Michael Douglas, fils de, en début de carrière.
DVD / (Pas de Blu-Ray) : intégrale des saisons 1 à 4 (95 épisodes). La saison 5 (24 épisodes), sans Michael Douglas (sauf 1er épisode), n’est pas disponible en France, sans regrets !
Editeur : CBS.

 

STARSKY ET HUTCH

Série américaine, 1975 – 1979. Première diffusion en France : 1978.
Quand Meilleur ami disait qu’il ne connaissait rien aux séries (cf. Épisode Pilote), il oubliait de parler de ses dimanches en Ford Gran Torino ! Il se souvient pourtant parfaitement des paroles du générique, des crissements de pneus dans un pseudo Los Angeles, d’un blond et d’un brun qui crânent devant les filles, entre deux bagarres, un sermon du Capitaine Dobey et les bons tuyaux d’Huggy.

Ses souvenirs sont bons : Starsky et Hutch n’a aucun autre intérêt que celui de la nostalgie ! Mais ce que Meilleur ami ignore probablement, c’est combien cette nostalgie doit au doublage français, librement élucubré par Jacques Balutin et Francis Lax. Cette valeur ajoutée est assez rare – unique ? – pour la mentionner ici.


De la télé au ciné : la série a fait l’objet d’une adaptation sur grand écran (Todd Phillips, 2004), assez unanimement et justement dézinguée par la critique.
DVD / (Pas de Blu-Ray) : intégrale des saisons 1 à 4 (88 épisodes).
Editeur : Sony Pictures Home Entertainment.