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Episode 3 : the good wife Les séries expliquées à mon meilleur ami

« I want a happy life and I want to control my fate. » Alicia Florrick

 

Si vous avez manqué le début…

Meilleur ami continue son voyage en terre à séries. Sur le ferry qui nous ramène d’Angleterre, la traversée s’éternise et je commets l’erreur de vouloir animer la soirée en « spoilant » (1) la prochaine étape. Me voici racontant que Mister Big (Chris Noth), celui qui a torturé le cœur de Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker) pendant les six saisons de Sex and the city, incarne désormais le mari adultère de Carol Hathaway (Julianna Margulies), l’infirmière d’Urgences qui fricotait avec George Clooney…

 

The Verdict

À l’aube, Meilleur ami a le cerveau et l’estomac tout retournés. Je tâche de plaider le « drame judiciaire » et de brandir des preuves : dans le genre, The Good wife a plus d’un argument. Premier épisode / pièce à conviction : Peter Florrick, procureur de Chicago, est arrêté pour une affaire de corruption et de mœurs qui n’est pas sans rappeler l’affaire Clinton. Or, là ne sont pas braqués les projecteurs mais sur « la femme de », Alicia Florrick, potentielle « femme exemplaire ».
Assez exemplaire d’abord pour affronter l’opprobre, sourire aux journalistes, rassurer ses enfants, moucher sa belle-mère et reprendre son métier d’avocate dans le cabinet de son ancien amoureux / camarade de fac. Assez froidement charismatique ensuite pour nous laisser nous interroger sur ses sentiments, son véritable sens du devoir, ses convictions, ses contradictions qui n’en sont peut-être pas… Identification, empathie, revirements… Ça nous ouvre de belles perspectives ! – dis-je en secouant Meilleur ami, qui visiblement s’offrirait bien un petit roupillon.

 

La défense Lincoln

Mais si, parce que tu vois, à chaque épisode, il y a une nouvelle affaire à plaider avec une enquête sur le terrain, des mystères à dénouer, un procès à gagner. Et en toile de fond, l’évolution du couple Alicia / Peter, son avenir politique et ses enjeux à lui, son émancipation et ses dilemmes à elle. Là, j’ai envie de parler « d’arcs narratifs » (2) mais je me retiens, j’ai fait assez de boulettes pour la journée !
Comme Meilleur ami semble pencher du côté de la défense, je juge également inutile de verser au dossier la coproduction de la série par les frères Scott (Ridley et Tony), des fois qu’on m’objecterait que l’un d’eux est plus mort que vif…


(1) De l’anglais « to spoil », gâcher. Dans le franglais courant du fan de séries, « spoiler » : dévoiler assez des épisodes suivants pour gâcher le plaisir du téléspectateur.
(2) The Good wife poursuit deux « arcs narratifs » : une enquête policière, sa résolution et sa plaidoirie, à chaque épisode + l’évolution du couple Florrick, à suivre au fil des épisodes.


Style genre 
Douze hommes en colère (Sidney Lumet, 1957) ; Le Mystère von Bulow (Barbet Schroeder, 1991) ; L’idéaliste (Francis Ford Coppola, 1998).
Site officiel
http://www.cbs.com/shows/the_good_wife
DVD / Blu-ray
Saisons 1 à 3 disponibles en intégralité. Saison 4 à paraître, courant 2014 (Paramount).
Saison 5 en cours de diffusion aux Etats-Unis (Printemps 2014).