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Annecy 2013 : une édition placée sous le signe de la nouveauté ?

Comme s’interroge le titre de ce compte-rendu, peut-on effectivement dire que l’édition 2013 du Festival international du film d’animation était celle de la nouveauté ?

Si l’on s’en tient aux aspects liés à l’organisation du Festival lui-même, la réponse est à coup sûr : “oui”. Sur le plan artistique, tout d’abord, où, après quatorze années d’étroite collaboration entre CITIA(1) et Serge Bromberg, ce dernier cédait son poste de délégué artistique à Marcel Jean, ami québécois et figure canadienne du cinéma d’animation. A la fois critique et enseignant, programmateur et producteur (2) au sein de cette institution qu’est l’Office national du film (3), l’annonce de sa nomination à ce poste, à la fin de l’édition 2012, avait été accueillie avec enthousiasme par les festivaliers.
Changement, également, sur le plan logistique, du fait des travaux de rénovation affectant le Centre Bonlieu, scène nationale d’Annecy, située face au lac et cœur névralgique du Festival avec ses deux salles, accueillant projections et cérémonies d’ouverture et de clôture. Installée, finalement, non loin de là, dans la structure temporaire et amovible de la salle des haras, l’équipe de CITIA bénéficiait d’un espace d’une capacité de 800 places, mais devait assumer la perte de quelques 500 places, sans pour autant diminuer le nombre des programmes présentés et des projections proposées, ni blesser les egos d’accrédités, qu’elle ne pouvait plus accueillir, avec la même souplesse, à l’occasion des séances d’ouverture et de clôture. Un casse-tête éditorial et diplomatique, qui fut géré avec un rare talent d’équilibriste aux aguets.

Rio 2096 : une histoire damour et de furie, de Luiz Bolognesi (Buriti filmes, Gullane)

Côté palmarès – et en s’en tenant seulement, n’ayant guère eu le temps de m’attarder sur les compétitions des films de télévision et des films de commande, aux Cristal (la Palme d’Or d’Annecy) du court et du long métrage – on peut admettre que les jurys firent également le choix d’une certaine nouveauté.
Ainsi, le Cristal du long métrage fut attribué au film, Rio 2096 : une histoire d’amour et de furie. Premier long métrage brésilien, sélectionné en compétition au Festival, ce premier film, signé Luiz Bolognesi, raconte, sur quatre époques distinctes, une histoire de lutte contre la tyrannie et une quête éternelle de retrouvailles amoureuses. Si elle et lui sont à l’origine – c’est le premier segment du film – deux Indiens de la tribu des Tupinambás, l’homme a seul reçu le pouvoir de se transformer en oiseau, dès qu’il court le risque d’être tué, et se voit donc ainsi offrir l’immortalité. La femme, quant à elle, reste mortelle, mais se réincarne, aux yeux de l’homme-oiseau, dans d’autres femmes, qui toutes portent le même prénom, Janaína. Prenant pour cadre aussi bien l’Histoire du Brésil (la colonisation, l’esclavage, la dictature militaire) qu’un futur semi-hypothétique, avec un Rio de tours de verre, de milices privées, de moyens de transport supersoniques et de privatisation des ressources naturelles (ici, l’eau), le film reste cependant sous influences. En effet, son mélange d’efficacité narrative, de personnages aux caractères affirmés et manichéens, le range du côté du divertissement hollywoodien ; tandis que son goût d’un design graphique épuré et stylisé le rend voisin de la partie tout-venant de l’animation japonaise. Gageons, cependant, que le retentissement de ce prix international incitera animateurs et producteurs brésiliens, à explorer des horizons moins balisés, et qu’ils pourront, pour ce faire, compter sur le soutien actif des financeurs privés et institutionnels du pays – sous réserve, bien sûr, que tous les investissements n’aient pas été monomaniaquement portés au seul crédit de la prochaine Coupe du monde de football.

Jeu de linconscient, de Chris Landreth (Office national du film, Copperheart Entertainment)

Pour ce qui est du court métrage, le Cristal fut attribué au Jeu de l’inconscient, de Chris Landreth. Talent incontestable et incontesté, auteur d’un chef-d’œuvre absolu, Ryan (4), le Canadien revenait, sur le devant de la scène, avec un film au scénario foldingue et à l’animation débridée. Scénario foldingue, en effet, car est proposé au spectateur de suivre les angoisses de Charles, double animé du réalisateur, qui se révèle incapable de retrouver le nom du vieux copain, qui vient de l’accoster dans un bar, et laisse son esprit dériver à la recherche d’indices fournis, par son cerveau, sous une forme de jeu-questionnaire télévisé, aux participants aussi inattendus et allumés que William S. Burroughs, Salvador Dalí, Sammy Davis Jr. ou la propre mère de Charles. Animation débridée, également, car, fidèle à sa pratique des images composites (prises de vues réelles et images de synthèse mixées avec maestria), Chris Landreth pousse à son paroxysme ce concept de “vallée dérangeante‌‌”, malhonnêteté stylistique qu’il veut mettre à mal et qui consiste, dans nombre de films d’animation en 3D, à générer des robots humanoïdes à apparence humaine, dont les imperfections sont autant de sources d’effroi inconscientes pour le spectateur. Ici, donc, les humanoïdes ont des physionomies reconnaissables et leurs imperfections viennent contredire la perfection de la vie numérique. Chris Landreth s’affirme, sans conteste, comme un génie créatif du XXIe siècle, et délaisse les abords rassurants du documentaire animé – genre dans lequel Ryan fut répertorié – pour s’aventurer dans les limbes infinis de ce qu’il nomme le “psychoréalisme”. Nouveauté, donc.

Cochemare, de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski (Phi Films)

Autre parti pris de nouveauté, auquel Jeu de l’inconscient faisait écho au sein de la compétition “courts”, le choix d’une programmation “Animation off-limits”. Soucieux de s’interroger sur la mise à mal de la définition classique du cinéma d’animation (soit, la synthèse du mouvement obtenue image par image), Marcel Jean se proposait, en quatre programmes, de visiter ces nouveaux territoires, où l’innovation technique la plus récente (l’animation par ordinateur), tout comme l’intrusion, de tous temps, de la prise de vues réelles (5) – photographies, pixilation, rotoscopie – dans une œuvre animée contrarient dogmes revendiqués et frontières établies. Quatre programmes, donc, organisés thématiquement – dispositifs, photo synthèse, nerfs optiques, vie des marionnettes – et couvrant tout un 1er siècle (et plus) de cinéma. Du kaléidoscope dadaïste d’images abstraites (Le Retour à la raison, de Man Ray, 1923) à l’irruption d’un bébé humain, soûlard, dans un centre de vacances pour marionnettes (Las Palmas, de Johannes Nyholm, 2011), en passant par un split-screen aux actions des protagonistes et correspondances entre cases réglées au millimètre (Le Nouveau livre, de Zbigniew Rybczynski, 1975), des pistes de réflexion s’offraient, en marge des conventions du cinéma d’animation mainstream, au spectateur curieux. Seule œuvre inédite – une merveille – de cette rétrospective et présentée à Annecy en première mondiale, le Cochemare, de Chris Lavis et Maciek Szczerbowski, venait faire se côtoyer actrice de chair et de sang, gnomes marionnettes et 3D stéréoscopique – le film fut projeté avec lunettes – et entraînait un public, depuis toujours bercé par le ballet des capsules spatiales de 2001 : Odyssée de l’espace, dans le rêve érotique d’une astronaute, isolée dans sa station orbitale. À bien y réfléchir, on pourrait avoir envie de suggérer à Marcel Jean que cette programmation spéciale rejoigne, à l’avenir – et en s’inspirant de la section “Labo” du Festival de Clermont-Ferrand – le corpus de la sélection officielle, donnant ainsi à des films, qui ne seraient plus que nouvellement produits, une plus grande visibilité (pendant et après le Festival) et l’attrait symptomatique accordé aux œuvres soumises à compétition.

Ma maman est en Amerique, elle a rencontre Buffalo Bill, de Marc Boreal et Thibaut Chatel (Label Anim, Melusine Productions, Studio Canal)

Venons-en maintenant à l’aspect, qui pourrait mettre à mal ce sentiment de nouveauté, en nous attardant sur la sélection des longs métrages français. Présentés aussi bien en compétition que hors compétition ou en séances événements, ils étaient au nombre de cinq, soit : Ma maman est en Amérique…, de Marc Boréal et Thibaut Chatel, Oggy et les cafards, d’Olivier Jean-Marie, Tante Hilda !, de Benoît Chieux et Jacques-Rémy Girerd, Jasmine d’Alain Ughetto et Aya de Yopougon de Marguerite Abouet et Clément Oubrerie (qui bénéficiait, à la fois, d’une séance événement et d’une présence hors compétition). Sur les 27 longs métrages internationaux exposés, la France tenait donc sa place dans le concert des nations animées, où seuls les États-Unis et le Japon la devançaient, avec chacun six films présentés. L’ordre mondial était donc respecté ! Mais, si, sur le plan industriel, la satisfaction pouvait être de mise, qu’en était-il sur le plan artistique ?
Excluant de cette réflexion Oggy et les cafards, pas vu, force est de constater que la curiosité, légitime, engendrée par des films très attendus s’achevait, souvent, sur un sentiment de déception. Le souvenir d’une projection magique, à l’issue de laquelle, émus par la fraîcheur de ton et séduits par l’élégance graphique, les festivaliers n’avaient quitté, qu’à regret, cette salle de cinéma, qui venait de leur projeter, en avant-première, le Ernest et Célestine, du trio Renne-Patar-Aubier, faisait, cette année, cruellement défaut. Certes, rien n’était véritablement déshonorant dans ces films ; mais tous semblaient ne cultiver aucune spécificité personnelle, pour se fondre dans une masse de récits pop-corn, négligemment consommables. Ainsi, des scénaristes subtils, adaptant eux-mêmes les romans graphiques qu’ils avaient écrits (6), abandonnaient, l’un, la tristesse mélancolique d’un gamin s’interrogeant sur la “disparition” de sa mère et le silence désemparé de son père, au profit d’une chronique nostalgique des années 1970, figée dans une mise en scène trop appliquée (7) et un casting voix (Marc Lavoine, Julie Depardieu…) emprunté ; l’autre, l’évocation lumineuse d’un quartier populaire de la Côte d’Ivoire sous influence caustique et sombre de la comédie italienne, pour n’en garder que d’adolescents chassés-croisés amoureux, transportant de fait le teen-movie hollywoodien sous le ciel d’Afrique. Par ailleurs, Jacques-Rémy Girerd, fondateur du somptueux écrin de production qu’est le studio Folimage, livrait, avec l’apport graphique et narratif de Benoît Chieux, un hystérique pamphlet écologique, dans lequel une certaine Tante Hilda, transposition féminine de José Bové, résiste à une ogresse de l’agro-alimentaire, assoiffée de miel et de dividendes. Si le combat de société est juste, le résultat cinématographique est accablant (8).

Jasmine, dAlain Ughetto (Les Films du tambour de soie)

Seul, finalement, Alain Ughetto refusait cette dictature de l’infantilisation – si justement pointée du doigt par Serge Ellisalde9, dans une courte tribune, publiée dans “La lettre de l’AFCA” (Association française du cinéma d’animation) lors du 1er trimestre 2013 et intitulée Pour faire suite au Méchant Maraval – en revenant sur une histoire intime, énoncée, avec poésie, par le synopsis du film :
Du frémissement de la pâte modelée, surgit la plus incroyable des histoires mêlant l’amour et la Révolution. France, fin des années 70, Alain est réalisateur de film d’animation. Sa rencontre avec Jasmine, une Iranienne, change le cours de vie.
Injustement boudé par une partie du public et ignoré par le jury pour le palmarès, ce film, qui juxtapose matériau documentaire (archives de l’INA, entretiens filmés) et création personnelle (films super-8 tournés à l’époque en Iran, reconstitution évocatrice – au moyen de simples emballages de polystyrène – de ce Téhéran de 1978 qui abrita amour clandestin et soulèvement populaire), sera heureusement sur les écrans, le 23 octobre prochain, grâce à l’inlassable curiosité de Thomas Ordonneau, incontournable distributeur de “films à risques”, avec sa société Shellac. Une œuvre, avec laquelle on ne peut que lui souhaiter – en dépassant, ici, le cadre unique du cinéma d’animation évoqué dans ce compte-rendu – une réussite en salles, identique à celle connue avec le Tabou de Miguel Gomes.
Si le regard porté sur la livraison 2013 du long métrage d’animation français peut sembler sombre à l’excès, il ne faut pas perdre de vue que la créativité hexagonale s’exprime tout autant- et parfois, beaucoup plus – dans le court métrage. Rien que cette année, quelques pépites, présentées en compétition, venaient dire l’éternel renouvellement des talents ou confirmer le parcours idéal d’auteurs. Citons-en au moins trois10 : côté renouvellement, Hefang Wei (Le Banquet de la concubine) et Amélie Harrault (Mademoiselle Kiki et les Montparnos) ; côté confirmation, Jérémy Clapin (11) (Palmipedarium). Du portrait d’une concubine cruelle dans la Cité Interdite de l’an 746, à l’évocation de la vie de l’égérie des peintres avant-gardistes du Montparnasse des années 20, en s’attardant sur l’inquiétante rencontre entre un petit garçon solitaire et un étrange palmipède, leurs auteurs semblent savourer cette incomparable liberté d’expression que le court métrage peut encore offrir, quand il ne se formate pas, en vue d’un futur passage au long métrage – un phénomène, il faut le reconnaître, sans doute, plus exacerbé dans la prise de vues réelles que dans l’animation. Pourtant, qu’adviendra-t-il de ces singularités, lorsqu’elles devront, demain, se confronter à un marché du long métrage, uniformément ciblé “jeune public”, par des chaînes de télé, à la recherche de futurs programmes pour Noël ou les vacances scolaires ? Ces auteurs devront-ils perdre dix années à leur vie, à tenter de monter un projet adulte, relégué au rang de film de niche sous-financé ? Devront-ils, au contraire, se contenter d’être de brillants animateurs, engagés tour à tour sur des séries télé jeunesse, des spots publicitaires ou des blockbusters du grand écran, tout en espérant que leur créativité pourra s’exercer dans les rares interstices laissés ouverts par leurs commanditaires (12) ?

Mademoiselle Kiki et les Montparnos, dAmelie Harrault (Les Trois ours)

Si le vent de nouveauté, revendiqué cette année par le Festival d’Annecy, doit souffler sur le monde de l’animation, dans et hors des frontières hexagonales, il est indispensable qu’il vienne bousculer cette définition restrictive de l’image par image – autrement dit, celle du genre où l’on va avec ses enfants – et favorise, avec une constance qui lui a fait défaut par le passé, l’éclosion revendiquée, le financement conséquent et l’exposition assumée de films au contenu adulte. Faute de quoi, les talents matures du court métrage continueront à n’avoir, dans leur immense majorité (13), pour unique perspective professionnelle, que de se lancer dans des projets de longs métrages éternellement puérils. Triste contamination.

Francis Gavelle – 24 juin 2013.

Cristal Annecy 2013 :

Court métrage : Jeu de l’inconscient (Chris Landreth – Canada)
Long métrage : Rio 2096 : une histoire d’amour et de furie (Luiz Bolognesi – Brésil)
Production TV : “En route !” dit la sorcière (Jan Lachauer & Max Lang – Grande-Bretagne)
Film de commande : Dumb Ways to Die (Julian Frost – Australie)

P.-S.

(1) Autrement dit, la Cité de l’image en mouvement, centre de ressources et de compétences, et structure organisatrice de la manifestation.

(2) Citons, entre autres, à son actif le plus récent, les courts métrages de Claude Cloutier (Isabelle au bois dormant) et de Michèle Cournoyer (Robes de guerre).

(3) Du premier studio d’animation créé par Norman McLaren à son arrivée en 1941 à nos jours, l’Office national du film (l’ONF, pour les initiés) a développé et accompagné les recherches technologiques les plus pointues et mené une “politique des auteurs” particulièrement assidue.

(4) Oscar 2005 du court d’animation et récit mélancolique d’une rencontre avec un cinéaste déchu, Ryan Larkin.

(5) Ainsi, dès 1915, Max Fleischer – futur créateur, avec son frère Dave, de Betty Boop et Popeye – invente la rotoscopie, un procédé qui lui permet de redessiner sur des images, tournées à l’origine en prises de vues réelles. Il utilise cette technique, en 1933, dans le film Snow white, où le personnage du clown Ko-ko danse, en calquant ses pas sur ceux du jazzman Cab Calloway.
(lire l’ouvrage Quand le cinéma d’animation rencontre le vivant, dossier réuni par Marcel Jean – Editions Les 400 coups – Canada, 2e trimestre 2006).

(6) Jean Regnaud, pour Ma maman est en Amérique, elle a rencontré Buffalo Bill (one-shot dessiné par Emile Bravo) et Marguerite Abouet, pour Aya de Yopougon (série dessinée par Clément Oubrerie). Ces albums, publiés chez Gallimard Jeunesse, sont – ou seront – remis en vente à l’occasion de la sortie en salles des films qui s’en inspirent.

(7) Exception faite, il convient, en toute honnêteté, de le signaler, d’une fantastique séquence de duel entre deux champions aux billes, dans un immense terrain vague.

(8) Un magnifique art-book, L’aventure graphique de Tante Hilda !, publié par Folimage, vient rendre compte des recherches visuelles menées par Benoît Chieux et les autres principaux collaborateurs du film. Un remarquable travail, que, ni le scénario, ni le film ne viennent transcender.

(9) Coréalisateur du long métrage U (avec Grégoire Solotareff), Serge Ellisalde est, par ailleurs, l’auteur de quelques courts métrages remarqués (entre autres, Raoul et Jocelyne, L’Homme de la lune) et producteur, avec sa société “Les Trois ours”, de Mademoiselle Kiki et les Montparnos, d’Amélie Harrault, présenté, au cours de cette même édition, en compétition “courts métrages”.

(10) D’autres noms devraient également être rattachés à cette liste : Nicolas Jacquet (pour Peau de chien), Pierre-Luc Granjon (pour La grosse Bête), Hugo Frassetto (hors compétition, pour Braise).

(11) En 2008, Jérémy Clapin réalisa Skhizein, un court métrage d’ores et déjà inscrit au panthéon des réussites majeures de l’animation française, au même titre, entre autres, que La traversée de l’Atlantique à la rame de Jean-François Laguionie (1978), Au premier dimanche d’août de Florence Miailhe (2000) ou Logorama du collectif H5 (2009).

(12) Un questionnement, qui était déjà celui de Didier Péron, dans un article de Libération, le 13 mai 2005, après qu’il ait découvert, à la Semaine de la Critique (Cannes), le deuxième court métrage de Cédric Babouche, Imago… Citation : “Reste à savoir si le système de production français, qui n’a ni Pixar ni studio Ghibli, peut aider ce genre de talent à ne pas finir concepteur-designer de pub ou larbin anonyme pour de grosses productions étrangères.”

(13) Il existe, heureusement, des sociétés de production françaises, curieuses et accompagnatrices des nouveaux talents (nommons, à titre d’exemple, Les Armateurs, Folimage ou Prima Linea), tout comme il existe, quand même, des films “jeune public” pas forcément bêtifiants (citons – outre Ernest et CélestineBrendan et le secret de Kells, L’Ile de Black Mor, La Prophétie des grenouilles ou encore Zarafa).