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Atelier cinéma #18 : Les Goonies (R. Donner, 1985) Saison 2

D’après une traduction Google, il s’agirait d’un abruti.

Ces Goonies se sont retrouvés programmés dans l’atelier à la suite de circonstances particulières. En effet, après la projection exigeante de La Vie est immense et pleine de dangers, j’avais exceptionnellement promis la diffusion de Speed Racer pour la séance suivante, fermement attendu depuis des semaines par certains enfants. Malheureusement, je me suis aperçu que quelques DVD de l’atelier, dont Speed Racer, ont été subtilisés. Je déplore aussi l’absence de El Bola, la trilogie Star Wars et Cheval de Guerre. Ces films ont été goûtés et appréciés, jusqu’à être emportés à la maison. Même si cela handicape le déroulement de l’atelier, pauvrement doté, je ne peux m’empêcher de considérer ces vols comme des hommages à ma programmation.

Les Goonies donc, comme solution de deuxième choix. Cette chasse au trésor pourrait les séduire, son côté mal élevé, les amuser. Ce fut le cas, mais pas seulement. Les enfants ont su apprécier les multiples rebondissements de cette aventure et y ont pris grand plaisir. Entendre des gros mots toutes les cinq minutes, ça ne se refuse pas. De plus, le casting permet toutes les identifications possibles ; chacun fait son choix, entre le beau gosse, l’intello, le bricoleur ou le gourmand.

Ce qui m’a très agréablement surpris ce jour-là, est qu’ils n’ont pas perdu de vue la démarche analytique de l’atelier. Au-delà de leur plaisir immédiat de spectateurs, ils sont intervenus fréquemment pour faire des remarques pertinentes sur des questions de vraisemblance (« Comment Willy le Borgne a-t-il pu accrocher ces énormes rochers en haut de la caverne ? ») ; d’authenticité (« C’est des vraies chauve-souris ») ; ou d’analyse filmique (Le personnage Cinoque accomplit le même geste que celui d’un autre personnage vu plus tôt à la TV). Bref, les enfants m’ont fait comprendre que ce n’est pas parce qu’on regarde un film plus léger que ceux habituellement diffusés dans l’atelier, qu’il faudrait s’exempter du travail d’analyse. Ou alors, cela pourrait signifier qu’ils commencent à prendre plaisir à cet exercice.

Le film a tout de même parfaitement rempli sa fonction de grand huit cinématographique. J’ai entendu cette exclamation savoureuse : « Ouais ! Un toboggan ! » Celle-ci fut suivie d’une remarque un peu étrange : « Pour une fois qu’ils s’amusent ! » À qui pensait cet enfant lorsqu’il l’exprima ?

Il n’y a pas de petites séances.