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TRAINSPOTTING de Danny Boyle Le décalage de tempo

Une émission proposée par François Barge-Prieur, qui décrypte les bonnes idées de cinéma.

Les décalages

Trainspotting


de Danny Boyle
1995 – 93 minutes – Royaume-Uni
Sortie France : 19 juin 1996

RÉSUMÉ
Si Mark Renton et ses amis Spud et Sick Boy prennent de l’héroïne, c’est simplement parce qu’ils estiment qu’il n’y a rien de meilleur au monde. Renton décide cependant de « décrocher » et y parvient à grand peine. Il séduit alors une lycéenne délurée puis finit par revenir à la drogue au grand dam de Begbie, un ami alcoolique sujet à de spectaculaires crises de violence. Renton initie bientôt son copain Tommy à l’héroïne. Ce dernier déprime après avoir été abandonné par sa petite amie. Le bébé de leur amie Allison meurt ensuite soudainement et Renton se fait arrêter après avoir volé dans un magasin.


COMMENTAIRE
Avec son ton provocateur, son humour noir et son sujet controversé, il est clair que Trainspotting est un film à réserver à un public averti. Danny Boyle (Petits meurtres entre amis), adapte ici un populaire roman britannique et témoigne d’une belle maturité pour cette deuxième oeuvre très originale. Si la drogue est un sujet fort souvent traité, peu de films avaient osé parler du plaisir qu’elle procure avec une telle franchise sans pour autant inciter le moins du monde à en consommer. Il suffit de voir à quel état de loques Renton et ses amis en sont réduits pour couper toute envie de les imiter. Si le film se révèle fort réaliste sur ce point, il n’a cependant rien d’un documentaire. La liberté de son ton flirtant régulièrement avec le fantastique comme la force de ses images souvent oniriques tiennent le spectateur en haleine. L’accent écossais à couper au couteau des héros et leur argot coloré ajoutent une touche d’exotisme supplémentaire fort réjouissante pour les anglophones. Vous l’aurez compris, Trainspotting est l’un des longs métrages importants de l’année. Qu’il fasse rire ou frissonner, qu’on l’aime ou qu’on l’abhorre, il se révèle excitant. Quel dommage qu’il ait été présenté Hors Compétition au festival de Cannes !
fiche publiée dans l’Annuel du Cinéma 1997



AVEC
Ewan McGregor (Renton), Ewen Bremner (Spud), Johnny Lee Miller (Sick Boy), Kevin McKidd (Tommy), Robert Carlyle (Begbie), Kelly McDonald (Diane), Péter Mullan (Swanney), James Cosmo (Mr Renton), Eileen Nicholas (Mrs Renton)

FICHE TECHNIQUE
Scénario : John Hodge Images : Brian Tufano Montage : Masahiro Hirakubo Chef décorateur : Kave Quinn Chef costumier : Rachael Fleming Producteur : Andrew MacDonald Production : Channel 4 .