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Exhausting exhaustivité

On peut se demander si en faisant du principe d’exhaustivité la règle d’or des Fiches du Cinéma, leurs créateurs se doutaient de l’enfer qu’ils préparaient à leurs successeurs. En effet, ce principe prend aujourd’hui de plein fouet une époque qui est celle de la prolifération. Dès lors, comment continuer à parler de tous les films ? Comment être exhaustif à une époque où il sort pratiquement quinze films par semaine ? Ces questions, qui nous agitent quotidiennement, nous vous en faisons souvent part. Mais ce n’est pas uniquement pour nous plaindre : c’est surtout parce qu’elles vous concernent directement, vous, qui êtes en droit d’attendre de nous que nous remplissions aussi complètement que possible notre mission.

Parler d’exhaustivité, aux Fiches, cela implique en premier lieu de parler de l’Annuel du Cinéma. Et en particulier de son édition 2012, qui est enfin disponible. Exhaustif, il l’est totalement : les 611 films sortis en 2011 y sont tous, jusqu’aux plus obscurs, et chacun a sa fiche. Du coup, suivant l’inflation du nombre de films à traiter, il a enflé lui aussi : c’est donc un vigoureux gaillard de 768 pages (prise de poids : 16 pages), que certains d’entre vous – ceux qui l’avaient précommandé – doivent déjà tenir entre leurs mains !

Ensuite, côté revue, vous l’aurez remarqué – et vous nous l’avez parfois fait remarquer – il y a davantage à redire sur l’exhaustivité. Elle reste notre ligne d’horizon, mais nous composons aussi avec des principes de réalité de plus en plus contraignants : le développement d’une politique de communication sur les films consistant à ne les montrer qu’au dernier moment (ou pas du tout) à la presse, l’augmentation démesurée des sorties et la limitation de moyens financiers, qui nous empêche d’adapter le nombre de pages de la revue au nombre de films qu’elle doit contenir. C’est pourquoi, malgré nos tentatives pour rentabiliser au maximum notre pagination en optant pour des numéros de 32 pages paraissant de façon régulière toutes les trois semaines, vous avez pu constater que les notules courtes sur les films continuent à bourgeonner dans nos colonnes (comme partout ailleurs évidemment).
Un de nos lecteurs a suggéré que nous augmentions le prix de l’abonnement pour permettre une augmentation du notre nombre de pages à peu près proportionnelle à l’augmentation du nombre de sorties. L’idée nous a paru tentante et nous vous la soumettons donc aujourd’hui. Concrètement, voilà ce que cela signifierait : passer à 40 pages par numéro reviendrait à augmenter de 10 € l’abonnement annuel, soit 60 centimes par numéro. Qu’en dites-vous ? Toutes vos réactions et vos remarques auront évidemment un rôle considérable à jouer dans la réflexion que mènera le bureau de l’association à ce propos. N’hésitez donc pas à nous en faire part, par courrier ou par mail.


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