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Christian Berger

Le film que vous avez le plus vu :

Il y en a deux, mais ce sont des “shorts” : alors, ça compte pour un !!! The Fatal Glass of Beer (Clyde Bruckman – W.C. Fields [photo], 1933) et Big Business (J.W. Horne, Laurel & Hardy, 1929). Ah ! Il y a aussi, en plus, Hellzapoppin de H.C. Potter et, juste après, Le Limier de Mankiewicz … !

Le film qui est toute votre adolescence :

Je ne comprends pas bien la question : que veut dire “est” ? Et ça s’arrête quand, l’adolescence ? Il y a au moins six films qui m’ont profondément marqué quand j’avais entre 12 et 20 ans (leurs dates de sortie furent parfois bien antérieures au moment où je les ai vus) : Les Contes de la lune vague après la pluie de Mizogushi, La Soupe au canard avec les Marx, Vertigo d’Hitchcock, L’ Idiot de Kurosawa, La Belle équipe de Duvivier et Le Procès de Welles.

Le film qui vous a donné la révélation de votre cinéphilie :

Outre les précédents, Le Septième Sceau de Bergman et L’Ange exterminateur de Buñuel.

Le film qui vous a le plus traumatisé :

Le Rayon vert de Rohmer. Un tel monument de niaiserie, de vacuité et de cuistrerie satisfaites, encensé par des flopées de gogos qui vous toisent de haut, ça traumatise !!!

Le classique que vous détestez :

La Kermesse héroïque, de J. Feyder, fable pré-collabo très antipathique et ennuyeuse au plus haut point. Je ne considère ni Godard ni Rohmer, dont je déteste la plupart des films, comme des “classiques”.

Le nanar que vous adorez :

J’adore plein de nanars. Beaucoup (comme ceux de Couzinet) viendraient en réponse à la question sur le DVD de secours. Le concept de “nanar” est d’ailleurs très flou voire fallacieux ! Si l’on ne confond pas “nanar” et “navet”, on peut s’en sortir ! Alors, vient en tête Le Roi du cirage de Colombier, 1931, avec l’immense Milton.

Le cinéaste auquel vous êtes prêt à tout pardonner :

J’en citerai trois. Bien sûr, ils sont morts et ce sont des génies : mais je ne me vois pas “pardonner” (terme contestable) à quiconque a priori. Alors, il s’agit d’Ozu, Bresson et Tati (ça leur fait une belle jambe…!).

Le film dans lequel vous aimeriez vivre :

A priori, aucun ! Peut-être le joyeusement hédoniste Alexandre le bienheureux d’Yves Robert.

Votre DVD de secours en cas de déprime :

Heureusement, il y en a plusieurs ! Et pas seulement des DVD, mais aussi de bonnes vieilles VHS ! Hors cinéma : la série Fawlty Towers de John Cleese. Et puis, tous les Laurel & Hardy, W.C. Fields, Marx Brothers, Tex Avery ou Buster Keaton, plein de Chaplin, et aussi Boule de feu de Hawks, avec Barbara Stanwick et Gary Cooper, Circonstances atténuantes de Jean Boyer, La Vie d’un honnête homme de Guitry, La Traversée de Paris d’Autant-Lara et Les Tontons flingueurs (voir ci-après).

La réplique de cinéma qui est passée dans votre langage courant :

Peut-être le “Jambier, Jambier” ou le “salauds de pauvres” éructés par Gabin dans La Traversée de Paris. Et pour moi, le “c’est curieux chez les marins ce besoin de faire des phrases” d’Audiard, pour Les Tontons Flingueurs, est un sommet.

La découverte la plus marquante que vous ayez faite par hasard en travaillant pour les Fiches :

Le cinéma d’un génie indien mal connu et sous-estimé : Guru Dutt.

 

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