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Chloé Rolland Directrice et rédactrice

 Le film que vous avez le plus vu :
Dirty Dancing… Je sais : ça commence bien ! Et pour enfoncer le clou : j’aurais pu dire aussi Sissi.

Le film qui est toute votre adolescence :

 La Boum, parce que Dreams are my reality… Enfin, presque !

Le film qui vous a donné la révélation de votre cinéphilie :

L’association entre L’Ami de mon amie, Le Mépris et Casino a fondé ma cinéphilie. J’avais en tête que le cinéma – et la vie – étaient très codifiés. Et j’ai découvert qu’on pouvait parler faux, dire des banalités avec beaucoup de profondeur ou des choses sérieuses avec beaucoup de légèreté et rendre tout ça virtuose. À partir de là, je n’ai plus jamais compris le monde, ni la vie ! Et j’ai toujours eu besoin du cinéma.

Le film qui vous a le plus traumatisé :

L’Été meurtrier. Ouh la la, ça me reprend…

Le classique que vous détestez :

Les classiques chefs-d’œuvre : aucune idée. Les classiques de ma génération : Star Wars.

Le nanar que vous adorez :

La Chèvre et, par extension, tous les Grand Blond, car aussi loin qu’il m’en souvienne Pierre Richard a souvent été accolé à mon prénom. Je me suis moi-même sentie épaulée par son souvenir le jour où je me suis rendu compte à la grille de l’école primaire que j’avais oublié mon cartable ! Et, encore récemment, on m’a appelée Pierre Richard lorsque, pêchant pour la première fois la palourde, je me suis retrouvée enfoncée jusqu’à mi-cuisse dans de la vase. Je n’ai jamais espéré si fort rencontrer Gérard Depardieu.

Le cinéaste auquel vous êtes prête à tout pardonner :

François Truffaut. Jules et Jim est ma première VHS rien qu’à moi. Elle m’a été offerte par un ami de ma sœur. Ça m’a comme donné une légitimité : on reconnaissait mes goûts ! Bon, j’en ai peut-être abusé un peu par la suite, Truffaut est resté mon cinéaste de jeune fille.

Le film dans lequel vous aimeriez vivre :

Mon rêve était de vivre en noir et blanc, je trouvais ça plus classe. Alors dans les films de Cassavetes, ce que ça aurait été joli ! Et puis j’ai vu le documentaire de Labarthe. Là, je me suis dit que c’était classe aussi Cassavetes-Rowlands dans la vraie vie…

Votre DVD de secours en cas de déprime :

Indiscrétions. Parce que Katharine Hepburn, et parce que j’aime bien que la vie puisse trouver une issue “logique” dans les sentiments. Ça, vraiment, ça me “remprime”.

La réplique de cinéma qui est passée dans votre langage courant :

Ma mémoire était plus vive, petite, alors je cite encore Dirty Dancing : “Ceci est mon espace, ceci est ton espace” (mais je me soigne !) et La Boum, car je dis régulièrement “Han… J’ai rien à me mettre !

La découverte la plus marquante que vous ayez faite par hasard en travaillant pour les Fiches :

Pas de repos pour les braves. J’ai retrouvé ce plaisir du cinéma, tel que je l’avais découvert avec Rohmer et Godard, à savoir : “Ah bon, on a le droit de faire ça ?… Génial !”. Moi qui ne veux toujours pas aller dormir, Alain Guiraudie m’a enchantée.

 

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