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Atelier Cinéma #6 : Edward aux mains d’argent de Tim Burton (1989) Saison 1

C’est un film qui résonne fortement avec les enfants accueillis dans l’institution. Comme Edward, les enfants souffrant de troubles du comportement et de la personnalité font mal et se font mal sans le faire exprès.

Le film commence dans une atmosphère de conte merveilleux. Lors du générique, un enfant demande qui est le vieil homme aux yeux fermés (l’inventeur). Le public est capté durant le premier quart d’heure. Ils s’extasient devant les sculptures végétales.

Pourtant, dès l’arrivée d’Edward dans la petite ville, le film change de ton et le regard ironique de Burton sur l’american way of life indiffère les enfants. Ils ne comprennent pas pourquoi Edward est entouré par toutes ces femmes, pourquoi toutes les voitures démarrent en même temps le matin. Ceci donne un regard bancal sur le film qui peine à concerner les enfants sur la durée. Seule l’histoire d’amour entre Edward et la jeune fille les touche. Les séquences dans le manoir d’Edward appelle beaucoup de questions, surtout à propos des machines.

Les capacités artistiques d’Edward sont diversement appréciées. Autant les sculptures végétales impréssionnent, de même que le toilettage des animaux, autant les coiffures produites sont accueillies par des cris de dégout.Je sens une gêne chez les enfants devant les appétits sexuels de ces femmes. Il est vrai que le désir et la laideur les mettent très mal à l’aise. Ils sont beaucoup plus réceptifs lorsqu’Edward montre sa violence.

Le film est constitué de séquences éparses d’une grande force qui atténuent l’indifférence face à d’autres moments qui leur échappent : les scènes avec le lit à eau, l’ivresse d’Edward et surtout les sublimes scènes avec l’inventeur, dont sa mort.

Il semble que l’idée de l’inachèvement d’Edward, leur pose problème. Pourquoi lui faudrait il des mains, pourquoi dit il qu’il n’est pas fini ?

La fin est très lisible et ils comprennent facilement qui est la narratrice, pourquoi il neige et la retraite éternelle d’Edward.