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Entretien avec Alan Chávez Acteur de La Zona, Desierto adentro, Pièces d'étachées et Doz abrazos

Nouvelle jeune coqueluche du cinéma mexicain, Alan Chávez est bien connu des téléspectateurs mexicains avant de venir briller sur le grand écran. Encore inconnu en France l’an dernier, voici qu’il se trouve à l’affiche de trois films qui font et vont faire l’actualité cinématographique : La Zona (sorti le 26 mars 2008) et Desierto adentro (film de clôture de la Semaine de la Critique à Cannes 2008) de Rodrigo Plá, Pièces détachées d’Aarón Fernández (sortie française prévue en octobre 2008) et Doz abrazos d’Enrique Begné (programmé lors des Rencontres). Alan Chávez était invité lors des 20èmes Rencontres de Toulouse avec Nahuel Pérez Biscayart, Inès Efron et Manuela Martelli à représenter les jeunes espoirs d’Amérique latine.

Après avoir commencé à travailler pour la télévision, tu as déjà tourné dans plusieurs films pour le cinéma. Quelles sont actuellement tes priorités entre cinéma et télévision ?

Je vais être sincère : lorsque j’ai besoin d’argent, je fais de la télévision et lorsque je me porte économiquement bien, je fais ce qui m’intéresse beaucoup : du cinéma. La télévision m’intéresse également parce que c’est là que j’ai commencé à travailler. Le cinéma est un art vraiment très riche. Si on me demandait maintenant de choisir entre cinéma et télévision, je choisirai sans hésitation le cinéma.

Existe-t-il des différences entre les rôles que l’on te propose au cinéma et ceux que l’on te propose à la télévision ?

Je pense qu’à chaque fois les personnages sont différents. Il y a parfois quelques similitudes, par exemple dans La Zona et Partes usadas, où je trouve quelques ressemblances dans les deux personnages que j’interprète. Malgré tout, je cherche à interpréter des nouveaux rôles et profiter ainsi de nouvelles expériences.

La Zona


Dans Dos abrazos, ton personnage est en effet bien différent des deux films que tu viens de citer.

Dans ce film, mon personnage est plutôt un enfant sérieux. En réalité, lorsque j’ai joué dansPartes usadas je n’ai pas eu l’impression d’endosser un rôle, comme si j’étais moi-même. Cela tient au fait que le film repose pour beaucoup sur l’improvisation.

Crois-tu avoir plus de liberté pour t’exprimer à travers l’improvisation ?

Le réalisateur m’a laissé beaucoup de liberté pour faire ce que je voulais mais en suivant ce qui était écrit dans le scénario.

Après Partes usadas (Pièces détachées), tu as joué dans La Zona de Rodrigo Plá : comment s’est passée cette rencontre ? Est-ce le cinéaste qui t’as choisi ?

En fait, j’avais déjà travaillé avec Rodrigo Plá dans Le Désert intérieur (Desierto adentro) qui est un très beau film à l’univers étrange, et il m’avait alors dit qu’il me voulait également pourLa Zona. Autrement, j’ai un agent qui m’aide à choisir parmi les scénarios que l’on me propose.

Partes Usasas


Comment as-tu appris ton métier d’acteur ? Est-ce que tu apprends au fil des films ou bien suis-tu des cours en dehors ?

Je n’ai pas suivi de cours pour être acteur mais j’avais la conviction que j’étais né pour être comédien. Chacun de mes rôles a été l’occasion d’apprendre de nouvelles choses, des techniques inédites. Par exemple, il y a des scènes où je dois répéter vingt fois avant de trouver le ton juste. C’est donc une très intéressante expérience d’apprentissage. Dans le monde télévisé, si tu es beau, tu peux triompher alors que le cinéma utilise davantage le travail de l’acteur.

En tant qu’acteur, quel est ton point de vue sur le cinéma mexicain actuel ?

Il y a tellement de réalisateurs, de scénaristes, d’acteurs mexicains avec beaucoup de talent et pourtant peu de soutien économique. Pour cette raison, nombreux sont les réalisateurs et les acteurs qui s’en vont travailler aux États-Unis, en Espagne et dans d’autres pays. Depuis quelques temps, malgré la prédominance des films nord-américains parmi les films distribués, les films mexicains commencent progressivement à s’imposer et à rencontrer leur public.

Traduction de Maria Ramos de Castro
Propos recueillis par Cédric Lépine