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Preview : 300 « Ce qu’un Spartiate verrait »

Ce matin étaient présentées à la presse les premières images de 300. Sous ce titre énigmatique se cache le second film de Zack Snyder, réalisateur en 2004 de L’Armée des morts (présenté en séance de minuit à Cannes). Présent sur place, le jeune cinéaste a commenté son travail avec passion.

300 est l’adaptation du roman graphique éponyme de Frank Miller (« Sin City », « Elektra » et « Dark Knight »), retraçant la bataille des Thermopyles, en 480 avant J.C., où le roi de Sparte, Léonidas, périt avec ses 300 hommes contre les Perses de Xerxès. Un fait d’armes légendaire, déjà porté à l’écran par Rudolph Maté en 1962 avec La Bataille des Thermopyles. Mais avec Snyder à la réalisation, s’attendre à un péplum à l’ancienne serait faire fausse route. Et tout au long de la présentation, on va comprendre pourquoi.

Les premiers choix du réalisateur arrivent très vite à l’écran : la séquence d’ouverture s’impose par la voix off d’un narrateur membre de l’armée de Sparte, racontant l’enfance et la formation du roi Léonidas, avant de s’intéresser aux origines du conflit qui vont provoquer la célèbre bataille. Snyder, visiblement très en forme, fait le lien entre les différentes séquences, justifie certains de ses partis pris dans ce work in progress alléchant, la majorité des effets visuels et l’étalonnage restant encore à terminer. Le réalisateur en profite pour revenir sur ses inspirations (il tient en haute estime le Sin City de Robert Rodriguez), la difficile genèse d’un projet datant d’avant L’Armée des morts (!) et ses ambitions formelles : raconter l’histoire du point de vue d’un Spartiate, sans aucun compromis et avec la violence qui en découle. Si le résultat se révèle proche de la première scène de bataille, où la caméra se fixe sur Léonidas entamant une série de combats parfaitement rythmés et chorégraphiés, cela peut franchement valoir le détour…

C’est suffisant pour générer un buzz qui pourrait s’avérer payant pour le film au moment de sa sortie : à mi-chemin entre le défi esthétique de Sin City et le nihilisme ultraviolent de Conan le barbare, dans un genre sous-exploité, 300 a le champ libre. À moins que le Pathfinder de Marcus Nispel (le remake de Massacre à la tronçonneuse), mettant en scène Indiens et Vikings, ne lui vole la vedette ? Duel à suivre en mars prochain !

300, de Zack Snyder. Sortie en salles de 28 mars 2007.
http://300themovie.warnerbros.com/