lundi 6 août 2012, par
Bernard découvre, après les obsèques de sa vicomtesse de femme, qu’elle avait caché les lettres de Chloé, l’enfant illégitime qu’il a eue avec Barbara, son amour de jeunesse. Il décide alors de connaître sa fille. Retourné en France, il rencontre Gustave, veuf de Barbara et pilier de bar, qui lui apprend que Chloé est à Bordeaux et ne veut plus le voir. Croyant que Bernard veut acheter sa GS, les voilà traversant la France jusqu’à Bordeaux. Gus sympathise avec l’aristo maniaque et accepte qu’il devienne son intermédiaire afin de renouer avec “sa fille”.

Un jour mon père viendra est un film qui n’apporte rien de neuf au septième art et n’ouvre aucune perspective originale dans l’analyse des rapports parentaux minés par les mensonges amoureux. Les critiques sont donc priés de rejoindre les spectateurs “normaux” dans les salles, juste pour constater qu’une comédie populaire peut encore faire rire. Le problème ici, c’est qu’on est loin, par exemple, de la virtuosité d’un Arnacœur qui faisait accepter les invraisemblances de son scénario... Le public clairsemé (peu alléché par l’affiche vieillotte ?) réagit très mollement au comique de situation. Il a déjà vu mille fois ce genre de comédie qui démarre tout doucement dans un château anglais, vire au “french buddy movie”, pour finir en comédie du mariage pépère dans un château en Dordogne (la région Aquitaine est de la partie). Les scènes confrontant Jugnot et Saint-Macary sont les plus réussies, et celle de la dégustation de vins est la seule où Berléand est amusant. Sinon, le reste ne réserve aucune surprise et se contente du minimum syndical. Même la chanteuse Olivia Ruiz ne parvient pas à tirer son épingle du jeu, et rate son entrée au cinéma. Martin Valente semble réduire ses ambitions par rapport aux Amateurs en 2004 et surtout à Fragile(s) en 2007, ses deux premiers films qui avaient également Berléand pour vedette. Si l’on apprécie l’absence de vulgarité, on déplore par contre le manque d’empathie pour les personnages et on se prend à regretter un film comme Pièce montée.
Michel Berjon
de Martin Valente

Avec : Gérard Jugnot (Gustave), François Berléand (Bernard Beu), Olivia Ruiz (Chloé), Jamie Bamber Griffith (Stephen), Laurence Arné (Suzanne), Anne-Cécile Crapie (Bénédicte), Laurent Mouton (Jean-Félix Bollaert), Hubert Saint-Macary (le chef cuisinier), Xavier Laurent (Richard), Natasha Cashman (Élisabeth), Nicolas Marié (le comédien choisi), Boris Rehlinger (le chauffeur de taxi), Marc Bertolini (la patron du café Le Garibaldi), Leslie Clack (l’orateur), Louison Roblin (la grand-mère), Colin David Reese (l’ouvrier), Hervé Lacroix (le docteur), Jean-Claude Calon (le comédien), Sébastien Cotterot (le traducteur), Flavien Dauvergne (l’ouvrier dans l’escalier), Jean-Louis Rettien (le jardinier), Philippe Crespeau, Xavier Pierre, Jérôme Thibault, Marianne Ploquin, Éric Moncoucut
France - 2011.
Durée : 94 min
Sortie cinéma (France) : 4 janvier 2012
Sortie France du DVD : 6 juin 2012
Format : Scope - Couleur - Son : Dolby Digital 5.1. et 2.0.
Langue : français - Sous-titres : anglais, français.
Boîtier : Keep Case
Prix public conseillé : 9,99 €
Éditeur : Gaumont
Distributeur : Paramount Home Entertainment France
Bonus :
Bande-annonce