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2e Festival du Cinéma Chinois en France

jeudi 21 juin 2012, par Marie Toutée

La coopération franco-chinoise s’était traduite en 2011 par un accord de coproduction, lors de la première édition du Festival. Les deuxièmes rencontres se sont déroulées à Cannes le 17 mai dernier, entérinant des projets cinématographiques communs.


La deuxième édition du Festival du Cinéma Chinois en France (14 mai-12 juin 2012), organisée par l’Administration d’État de la radiodiffusion du Cinéma et de la télévision de Chine (SARFT), le Ministère de la Culture chinois, l’Ambassade et le Centre culturel de Chine à Paris, le soutien du groupe Pathé et le concours du CNC, avait deux objectifs : faire découvrir la diversité du cinéma chinois au public français et promouvoir les échanges cinématographiques ainsi que les projets franco-chinois (depuis l’accord du 29 avril 2010). La production de films chinois a fait un bon spectaculaire depuis quelques années, mais le quota de films français en Chine continentale se limite à cinq ou six films sous-titrés par an... La mise en service de 3000 écrans en 2011 et l’accès à internet devraient en augmenter la diffusion. Si le jeune public chinois connaît la Nouvelle Vague, il est plus attiré par les blockbusters, films d’action, d’animation ou autres comédies romantiques (Adèle Blanc-Sec, The Artist, RTT, Comme un chef) que par les films d’auteurs. Il est à craindre que le public français ne soit guère séduit par la programmation du FCCF, certes diversifiée, mais s’adressant surtout aux enfants et adolescents. Sur les dix films de fiction inédits en France, cinq d’entre eux mettent en scène des histoires d’amour mélodramatiques sur fond plus ou moins contemporain, dont : Sous l’aubépine de Zhang Yimou, L’Amour éternel de Gu Changwei (Le Paon) et Ce que pensent les femmes (remake de Ce que veulent les femmes de Nancy Meyers), réalisé par Chen Daming avec la belle Gong Li. En revanche, les quatre films d’animation programmés, produits par les Studios de Shanghai, témoignent d’un grand savoir-faire : Tapage au palais céleste, version en 3D du célèbre Roi Singe de Wan Laiming (1965), ainsi que Malan Hua réalisé par Zhao Guanghua sont des petites merveilles poétiques qui n’ont rien à envier aux studios Disney, notamment.

Marie Toutée




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