Ocean Flame - de Liu Fendou
dimanche 8 juin 2008.
La rencontre de Wong Yiu, petit gangster sans scrupules, et de Ni Chen, serveuse. Il la prostitue, l’exploite, l’humilie. Elle lui résiste, l’aime, le piège.
Intérieurs stylisés, nudité affichée comme un trophée, effets de flous sur les visages, lents travellings “poétiques” sur le front de mer, numéros de séduction outranciers, recherche systématique de la belle image (ah ! la baignoire rouge sang)... Ocean Flame est un bel exemple de film boursouflé. Le réalisateur chinois Liu Fen Dou semble engagé avec ses acteurs (la pulpeuse Monica Wang en tête) dans un concours d’esbroufe, comme si chacun cherchait en permanence à prouver quelque chose. À qui ? À eux-mêmes certainement. Le spectateur, lui, reste étranger, contraint d’assister, impuissant, à plus de deux heures de scènes maniérées, vampirisées tantôt par le jeu des uns, tantôt par les effets de style de l’autre. Simple erreur de jeunesse ?
Cyrille Latour
Intérieurs stylisés, nudité affichée comme un trophée, effets de flous sur les visages, lents travellings “poétiques” sur le front de mer, numéros de séduction outranciers, recherche systématique de la belle image (ah ! la baignoire rouge sang)... Ocean Flame est un bel exemple de film boursouflé. Le réalisateur chinois Liu Fen Dou semble engagé avec ses acteurs (la pulpeuse Monica Wang en tête) dans un concours d’esbroufe, comme si chacun cherchait en permanence à prouver quelque chose. À qui ? À eux-mêmes certainement. Le spectateur, lui, reste étranger, contraint d’assister, impuissant, à plus de deux heures de scènes maniérées, vampirisées tantôt par le jeu des uns, tantôt par les effets de style de l’autre. Simple erreur de jeunesse ?
Cyrille Latour
